DOSSIER DE PRESSE
Campagne de prévention
(5 avril 2008 - 18 avril 2008)
SID’AVENTURE
Pdt : Jean-Michel JOBART
33 rue François Isautier
BP 196
97455 St-Pierre Cedex
Tél : 0262.25.80.81
Fax : 0262.25.12.79
sida.venture@wanadoo.fr
www.sidaventure.org
ARPS
Pdt : Dr Alain DOMERCQ
11 bis rue Saint Jacques
97400 St-Denis
Tél : 0262.21.88.77
Fax : 0262.94.12.60
arps@wanadoo.fr
www.arps-info.com
RIVE
Pdte : Dr Catherine GAUD
11 rue du Four à Chaux
97400 St-Denis
Tél : 0262.20.28.56
Fax : 0262.94.14.48
asso.rive@wanadoo.f
Contacts Presse :
Service Communication RIVE : Marie-Laure VEYRAT / Simone HILLEBRAND
Bureau : 0262-941247 GSM : 0692-821338
INTRODUCTION
Les trois associations réunionnaises de lutte contre le SIDA ARPS, RIVE et SID’AVENTURE ont une longue expérience en matière de prévention dans le domaine « Santé / Sexualité ». En plus des missions respectives de chacune des trois associations relevant de la prévention et/ou du soutien, nous travaillons depuis fin 2003 en interassociativité sur des campagnes de prévention grand public. Ainsi, le public réunionnais bénéficie tous les ans de deux à trois campagnes de communication.
Depuis 2003, 11 campagnes ont déjà été proposées tous supports médiatiques confondus :
· Décembre 2007 : Sois aware ; les modes de contamination du VIH/SIDA.
· Juin 2007 : Les hépatites virales
· Mars/avril 2007 : VIH et IST, les ignorer peut être fatal.
· Décembre 2006 : Le préservatif « San Kapot out vi y fini en tapok «
· Juin 2006 : VIH/SIDA « La confiance ne suffit pas » (ciblant principalement les jeunes)
· Décembre 2005 : VIH/SIDA : la lutte contre la discrimination
· Juin 2005 : La banalisation du SIDA. Face au SIDA êtes-vous sûr de pouvoir faire le poids
· Décembre 2004 : Le dépistage. Savoir pour se sauver la vie
· Juin 2004 : Les différents moyens de contraception
· Avril 2004 : Les Infections Sexuellement Transmissibles
· Décembre 2003 : SIDA, 2 personnes contaminées tous les mois à La Réunion
Chacune de ces campagnes, pensée en fonction du contexte local, tient compte des particularités réunionnaises.
Notre nouvelle campagne « Et si vous parliez sexualité en famille ? » est pour nous une grande première. Pour la première fois, notre communication, s’adressant aux parents et aux enfants, porte sur la possibilité d'aborder en famille des thèmes liés à la sexualité.
Contexte
Notre communication part du constat que dans notre département, le thème de la sexualité est souvent considéré comme tabou entre parents et enfants.
Alors qu’on pourrait être tenté d’interpréter le poids de ce tabou par une absence de volonté des deux parties, une étude du Conseil Académique à la Vie Lycéenne (CAVL), réalisée en 2006 auprès de 4768 jeunes, montre que la majorité des jeunes souhaiterait pouvoir aborder de tels sujets en famille : 71% d’entre eux pensent que l’éducation à la sexualité doit être exercée à la fois par l’école et la famille. En même temps, seulement 22% des jeunes s’adressent à la famille quand ils cherchent une information sur la sexualité, contre 40% qui s’adressent à un ami ou une amie (15% à l’infirmière et 5% au médecin scolaire). Ce décalage souligne notre constat, que parler sexualité en famille reste souvent tabou. Un jeune qui ne se sent pas en confiance pour poser une question sur la sexualité à ses parents, a plus facilement tendance à se tourner vers ses amis. Or, les pairs ne sont pas toujours les meilleurs informés et les renseignements obtenus risquent d’être incomplets ou tout simplement faux.
Dans notre département, la situation est d’autant plus urgente que le contexte sanitaire y est particulier.
La Réunion présente un taux extrêmement élevé de grossesses précoces, 1248 en 2006, avec 586 grossesses menées à terme et 662 Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) chez les mineures. Ces chiffres confirment les constats de l’AROF et de la DRASS, estimant que plus de la moitié de ces grossesses seraient non désirées. A cela s’ajoute un chiffre extrêmement élevé de 7676 boîtes de NORLEVO délivrées aux mineures en 2007, mettant en exergue le fait que la contraception d’urgence est de plus en plus utilisée comme un moyen de contraception parmi tant d’autres.
Ces dernières années, de plus en plus de jeunes de moins de 20 ans figurent parmi les nouveaux cas VIH/SIDA. De façon générale, les IST sont en augmentation et n’épargnent pas les jeunes.
L’école dispose uniquement de deux heures par classe de 4ème pour donner une éducation à la sexualité et faire une prévention du SIDA. Inutile de dire que deux heures ne suffisent pas pour offrir aux jeunes ce dont ils ont besoin afin de s’approprier les différentes notions et messages de prévention.
Ces dernières années, plusieurs actions ont vu le jour faisant de la sexualité une préoccupation première. Par exemple, en septembre 2007, l’INPES lance une campagne nationale de prévention sur le thème « la meilleure contraception est celle que l’on choisit » qui a été relayée dans notre département. Une brochure « la grossesse, paré, pas paré » réalisée par un groupe de travail (ARPS, AMARE, AROF…) a été éditée en 2006 et largement diffusée sur La Réunion afin d’informer et de guider les femmes qui souhaiteraient ou pas devenir mère. En 2006 encore, le planning familial (MFPF) a démarré des formations d’animateur de prévention visant un public professionnel. Ce programme a été poursuivi en 2007 auprès d’intervenants en milieu scolaire afin de diminuer le nombre de grossesses précoces.
Beaucoup de jeunes ont donc des rapports sexuels sans préservatif, et ils sont nombreux à en subir les conséquences graves (grossesse non désirée, IVG, IST). Un jeune qui n’a jamais pu aborder des sujets liés à la sexualité avec ses parents, ne le fera pas non plus quand il se retrouve dans une situation difficile et délicate. Or, c’est dans ces situations qu’il aurait le plus besoin de soutien, d’aide et de réconfort. C’est pour cela que notre campagne souhaite inciter les jeunes comme les parents à communiquer sur le thème de la sexualité : parler librement à des moments clés de la vie, quand le corps change, dès les premières questions sur l’amour et la sexualité, et ne pas attendre qu’il y ait un problème pour aborder le sujet. Parfois, des questions restées sans réponse peuvent être la cause de drames pour le jeune.
Le rôle des parents dans l’éducation sexuelle des jeunes est primordial. En tant que parents, ils auront toujours une influence particulière sur leurs enfants. Si les échanges peuvent se faire dans un climat de confiance et d’amour, les parents se trouvent dans une situation idéale pour aider leurs enfants à faire face aux questions que pose la sexualité, et aussi pour leur inculquer certaines valeurs, leur donner des repères. (Sans oublier que le passage de l’enfance à l’adolescence des jeunes peut aussi déstabiliser les parents, qui peuvent eux aussi ressentir le besoin fondamental d’échanger avec leurs enfants sur certains sujets.) Même si notre société parle aujourd’hui largement d’amour et de sexe, c’est une étape pour un adolescent de se préparer à sa propre vie sexuelle et de vivre ses premières expériences.
Face à l’ensemble des risques liés à une sexualité non protégée, les parents ne peuvent pas faire l’impasse sur le sujet de la sexualité. De nombreuses études ont démontré que les adolescents bien informés sont plus vigilants et que les comportements à risque sont diminués. Ces jeunes fréquentent plus volontiers les centres de planning familial.
Toutefois, tous les parents n’ont pas forcément les bonnes réponses à toutes les questions que se posent leurs enfants, et ne sont pas forcément spécialistes des différents sujets liés à la sexualité. Ceci ne doit pas non plus les empêcher d’être à l’écoute de leurs enfants et, au cas où, d’essayer de proposer d’autres sources d’information telles que des livres, brochures, sites internet, d’autres interlocuteurs etc.
Il ne s’agit donc pas de faire des parents des experts en la matière, mais de leur rappeler que leur rôle d’éducateur est aussi dans le soutien et l’accompagnement.
Il est important de souligner que l’éducation sexuelle ne se limite en aucun cas uniquement à la santé sexuelle, visant à éviter des IST et les grossesses précoces non désirées en transmettant des connaissances sur la procréation, la contraception et la prévention des IST. Dans ce cas de figure, l’éducation sexuelle serait réduite à un point de vue hygiéniste et les adolescents en tiendraient fort probablement peu compte. L’ouverture sur la dimension affective, sur la relation à l’autre est indispensable. Ainsi, parler sexualité relève, heureusement, souvent de parler amour, introduisant les notions de l’épanouissement, du plaisir et du bonheur.
Il y a urgence à briser les tabous qui bloquent toute communication. La tradition ou la religion ne doivent pas être une barrière au dialogue. Briser les tabous ne signifie pas briser les valeurs. Les parents ont un devoir d’éducation vis-à-vis de leurs enfants et les sensibiliser, les informer sur la sexualité est une priorité au vu du constat ci-dessus.
Une sexualité épanouie passe par la connaissance de son corps et le respect de celui-ci. A travers cette campagne de prévention, la volonté des associations est d'inciter au dialogue familial afin de préparer de la meilleure façon possible les enfants à une vie sexuelle, épanouie et sans danger.
PRESENTATION DE LA CAMPAGNE
Notre campagne est construite à partir de différents « morceaux de vie » : elle présente un panel de huit questions et témoignages abordant différentes thématiques liées à la sexualité. La dimension affective et relationnelle est aussi bien présente dans le choix des phrases que le côté plutôt sanitaire et hygiéniste. Sur les huit questions et témoignages, six émanent de jeunes et deux autres d’une mère et d’un père. Le français et le créole s’alternent.
Eléments rédactionnels de la campagne :
Fille : « Es ke na in l’age pou fé lamour ? »
Mère : « Ma fille ne veut pas aller seule chez le gynéco ; je vais l’accompagner ! »
Garçon : « Moi j’ai quelqu’un … mais jamais j’pourrais le dire à mes parents !! »
Fille : « Kapot, pilule, patch… et tou sa ban moyen de kontraception la…
lakel lé bon pou moin ? »
Fille : « Je ne me sens pas vraiment prête pour faire l’amour… Comment lui dire non ? »
Père : « Té, la mon traka la, cé ke mi esper mon marmay y mèt kapot ! »
Fille : « J'ai peur d'être enceinte... comment je vais faire ? »
Garçon : »Reusemen, moman papa té là kan Cindy la quit à moi ! »
Voix off : Quel que soit le sujet, c’est rassurant de pouvoir en discuter.
Et si vous parliez sexualité en famille ?
Le choix des questions / témoignages :
Afin de favoriser l’identification du plus grand nombre de personnes avec notre communication, notre campagne met en scène différentes situations :
- des jeunes qui se posent des questions concernant l’amour et la sexualité
- des jeunes qui abordent ces questions avec leurs parents
- des jeunes qui sont dans l’impossibilité d’échanger avec leur parents, par peur de jugement, le sujet qui les concerne étant tabou
- des jeunes qui sont aidés et soutenus par leur parents
- des jeunes qui se retrouvent dans des situations délicates et qui ont besoin d’aide et de soutien
- un père qui s’inquiète que son fils ait des relations sexuelles non protégées
- une mère qui accompagne sa fille chez le gynéco
Ce choix de questions et de témoignages met au premier plan des situations différentes, ayant comme seul point commun le fait qu’ils abordent tous sous différents aspects des thématiques liées à la sexualité. Ils incitent ainsi le public, aussi bien les jeunes que les parents, à s’emparer du sujet à travers la question : « Comment ça se passe chez moi, dans ma famille ? »
Ainsi seront également interpellés les parents qui occultent le fait que leurs enfants, à un moment donné, auront (ou ont déjà !) une vie affective et sexuelle, et qui font de la sexualité un sujet tabou en famille. Nombreux sont les parents qui expliquent leur refus de parler de sexualité avec leurs enfants par la crainte qu’une fois le sujet abordé, les adolescents passeraient plus facilement à l’acte. Or, différentes études montrent que fournir de l’information sur la contraception et les comportements sexuels à risque, a plutôt l’effet contraire : les jeunes qui ont bénéficié d’une éducation sexuelle entament leur première relation avec plus de maturité et de sérénité, ils vivent plus leurs rapports sexuels qu’ils ne les subissent. (Pascale Albernhe-Lahaie, 2005).
Le choix du slogan :
« Quel que soit le sujet, c’est rassurant de pouvoir en discuter.
Et si vous parliez sexualité en famille ? »
Il n’est pas toujours facile d’aborder des sujets liés à la sexualité en famille, cependant, les parents ont un rôle majeur dans l’éducation sexuelle de leurs enfants. Il s’agit d’aider les jeunes à construire leur identité sexuelle sans pourtant empiéter sur leur jardin secret, de pouvoir aborder des questions liées à la sexualité sans brusquerie, en respectant l’intimité de chacun. Lors de la puberté, moment où les questions liées à la sexualité sont plus nombreuses et ressenties de façon plus importante, un dialogue constructif entre l’enfant et ses parents est uniquement possible si ceux-ci reconnaissent à l’adolescent le droit à une vie amoureuse et sexuelle. Il va de soi, qu’aussi bien le jeune que ses parents souhaitent le respect de leur vie privée.
Le slogan de notre campagne souligne que l’importance c’est que dans la famille, la parole soit possible. Il ne s’agit en aucun cas de demander aux parents et aux jeunes d’échanger systématiquement sur tout ce qui de près ou de loin touche à la sexualité, mais de souligner qu’un climat de confiance entre parents et jeunes aident les deux côtés à trouver des réponses à leurs questions respectives et à mieux vivre des moments difficiles tels que par exemple la fin d’une relation sentimentale, les conséquences d’une relation sexuelle non protégée, le changement du corps lors de l’adolescence si celui est mal vécu par le jeune, l’inquiétude de la part des parents face à d’éventuels comportements à risque des adolescents etc.
Trop souvent, parents et enfants disent être gênés quand il s’agit d’aborder des sujets liés à la sexualité, mais pour être à l’aise, il est indispensable d’en parler et ceci ne concerne pas uniquement le passage de l’enfance à l’adolescence. Car dès leur plus jeune âge, les enfants posent des questions qui concernent la sexualité, comme par exemple la question d’où viennent les bébés. Un enfant, même jeune, sent lorsque ses parents ne souhaitent pas répondre, lorsqu’ils repoussent le moment de répondre ou évitent le sujet. Un enfant qui vit ces réactions plusieurs fois, finit par arrêter d’en poser pour ne pas gêner ses parents. Il est donc important que les réponses aux questions soit données au moment où elles sont posées.
Nous terminons nos réflexions avec la citation suivante qui illustre l’état d’esprit grâce auquel un dialogue en famille sur la sexualité peut devenir possible : « La communication est un état de disponibilité, une disposition du cœur qui rend capable de saisir une occasion de rapprochement. » (Jocelyne Robert, 1989).
SUPPORTS MEDIATIQUES :
SPOT TELE, SPOT RADIO, VISUEL
Les éléments rédactionnels de la campagne, mentionnés plus haut, sont déclinés suivant les différents supports. Le spot radio est un enregistrement audio des huit « morceaux de vie », réalisés avec des jeunes de l’atelier théâtre de Château Morange que nous remercions vivement pour leur participation. Leurs voix s’énoncent sur un fond sonore d’une musique d’ambiance qui s’arrête brusquement avec le dernier témoignage, afin de donner plus d’impact au slogan de la campagne. Le spot finit sur la signature de la campagne : « Une campagne proposée par les associations RIVE, ARPS et Sid’Aventure. »
Les deux supports visuels, le spot télé et le visuel décliné en affiche et en insert presse, mettent en scène un puzzle en forme de cœur sur lequel figurent les huit questions et témoignages. Ces derniers sont incrustés sur des images illustrant les différentes situations.
Le spot radio sert de bande sonore pour le spot télé. Sur chaque voix arrivent les morceaux du puzzle qui illustrent la phrase. Dès le début du spot, le spectateur comprend qu’il s’agit d’un puzzle qui se construit au fur et à mesure, mais c’est uniquement à la fin qu’il découvre que l’ensemble du puzzle a la forme d’un cœur. La dimension affective et relationnelle, élément indispensable d’une éducation sexuelle visant le bien être et l’équilibre de l’enfant, est ainsi soulignée. A la fin du spot, le slogan s’affiche sur le cœur, qui lui se floute un peu pour une meilleure lisibilité de la phrase.
Nous tenons à souligner que grâce au texte qui paraît sur l’écran, ce spot est compréhensible par les sourds et les malentendants.
Le visuel reprend l’image du puzzle, auquel manque tout juste les deux derniers morceaux pour qu’il soit complet. Le slogan ainsi que le bandeau des différents associations et bailleurs figurent en bas du visuel.
Dispositif de la campagne
Du 5 avril au 18 avril, le spot de prévention télé de 30 secondes est diffusé sur RFO (23 passages) et sur Antenne Réunion (22 passages).
Pendant la même période, le spot de prévention radio est diffusé sur
- Radio Freedom (64 passages),
- sur NRJ (32 passages avec au total 32 « speak antennes », ce qui veut dire que les animateurs parlent de la campagne sur les ondes)
- RFO radio (70 passages).
- d’autres radios telles que Radio Zirondelles, Radio Salaze, Radio Soleil, Radio Pikan (toutes en cours de validation) devraient également diffuser le spot.
Le visuel de la campagne paraît sous forme d’insert presse
- le 5 avril et le 12 avril dans Téléjournal, encarté dans le JIR du samedi
- le 8 avril dans VISU-BELLE, le 9 avril dans Belle, le 11 avril dans VISUtélé, encarté le vendredi dans le Quotidien
- dans le magazine Jeune BIG UP mag du mois d’avril (accompagné d’un dossier spécial sur la possibilité d’aborder des thèmes liés à la sexualité en famille ainsi d’un micro-trottoir réalisé auprès des jeunes et des parents sur la question)
- dans le FullFaya du mois d’avril
Des affiches du visuel (40 x 60) seront envoyées à l’ensemble des médecins généralistes, des pharmacies, aux différents CDAG et PMI, à différentes associations partenaires ainsi qu’à l’ensemble des collèges et lycées du département.
Tout au long de la campagne, les représentants des différentes associations participeront à différentes émissions radio et aux infos télé et radio.
Un sondage d'impact de communication est prévu dans la semaine qui suit la campagne.
PRESENTATION DES ASSOCIATIONS
L’ARPS, créée en 1988 à l’apparition des premiers cas SIDA à la Réunion, a pour mission principale la prévention du SIDA, la diffusion de l’information et de l’éducation sanitaire. Ces dernières années, l’association a étendu son champ d’intervention et de compétence à l’ensemble des risques liés à la sexualité (Infections Sexuellement Transmissibles, prévention des grossesses non désirées) et à l’usage des drogues.
L’ARPS accueille le public au siège de l’association, 11 bis rue St-Jacques à St-Denis. Le local est équipé de trois postes Cyber en libre accès. Il possède un fond documentaire (revues périodiques, journaux, dossiers documentaires thématiques, livres, cassettes vidéo, affiches, dépliants, brochures et tracts) en libre accès et une bibliothèque spécialisée. L’association peut mettre du matériel de prévention et d’information à disposition d’associations ou d’enseignants.
L’association conçoit et adapte des brochures de prévention. Tout au long de l’année, des animateurs de prévention ainsi que des bénévoles effectuent des séances d’informations dans tout type de structure qui en fait la demande ou au siège de l’association. L’ARPS participe à des actions ponctuelles de prévention lors de forums de santé ou de manifestations culturelles.
RIVE a été créée en 1994 par un patient séropositif pour soutenir, écouter et aider les personnes vivant avec le VIH/SIDA. L’objectif de RIVE était d’aménager l’espace de vie des patients jusqu’à leur mort et de leur permettre de mieux aborder celle-ci.
L’amélioration du pronostic vital liée à l’arrivée des polythérapies en 1996 a peu à peu transformé RIVE en une association d’accompagnement à la vie avec pour axes principaux : la lutte contre l’exclusion et la stigmatisation, le soutien ainsi que la réinsertion sociale et professionnelle.
Petit à petit, il est apparu important que l’association puisse prendre en charge les pathologies reliées au VIH telles que les conduites addictives, l’infection par le VHC (Hépatite C) et plus récemment, étant donné la recrudescence de celles-ci, les autres IST.
Enfin, l’afflux de patients venant des îles avoisinantes, le constat intolérable des disparités flagrantes existant au niveau de l’accès aux soins dans la zone, ont également conduit l’association à étendre ses actions vers l’ensemble des îles de l’Océan Indien créant en octobre 2003, RIVE OCEAN INDIEN.
SID’AVENTURE. Créée en 1996 par la volonté d’un groupe de bénévoles qui militaient pour la lutte contre le SIDA, l’association Sid’Aventure articule son activité autour de deux principaux pôles d’action : le soutien aux patients et à leurs proches, et la prévention de risque de contamination par le VIH/SIDA, le VHB (l’hépatite B) et le VHC. Ces dernières années, le champ d’action de l’association s’est élargi à l’information et à l’éducation, à la sexualité et aux moyens de contraception. Les activités de prévention et de soutien aux patients ont connu un rythme très soutenu et ceci grâce à une formation spécifique des intervenants. Le public sourd et malentendant peut également être conseillé par les agents de prévention. La qualité des sessions de prévention a conduit le rectorat à accorder son agrément à Sid’Aventure.
À ce jour, l’association poursuit sa mission avec sa soixantaine de bénévoles et ses trois permanents grâce auxquels près de 4000 personnes par an peuvent suivre une prévention sur le risque de contamination par le VIH. Par an, quelque 1500 petits-déjeuners et repas sont partagés avec les patients à l’hôpital et à l’association.
REMERCIEMENTS
L’ARPS, Sid‘Aventure et RIVE tiennent à remercier l’ensemble de leurs partenaires.
Un grand merci à
- Pascale Albernhe-Lahaie, sexologue à l’Université du Québec à Montréal, qui, malgré les kilomètres qui nous séparent, nous a conseillé sur l’élaboration de cette campagne du début jusqu’à la fin. Son article « Favoriser la communication parents-ados sur la sexualité : Un défi de taille » nous a été d’une grande aide.
- Pierre Martin-Vauzour, médecin formateur VIH pour Abbott virology et sexologue.
- Geneviève Morand, rédactrice en chef du magazine jeunes Authentik au Québec et intervenante en milieu multiculturel auprès des jeunes filles (programmes de prévention/intervention sur l’éducation à la sexualité).
- l’équipe pluridisciplinaire de la Case Ado sur Saint-Denis, et notamment la pédopsychiatre Dr Kostyrka.
- Laurent Médéa, sociologue et Rédacteur en Chef du Magazine jeunes BIG UP.
- l’atelier théâtre de Château Morange, animé par Thierry Salimina, pour sa participation à l’enregistrement des bandes sonores de la campagne.
- le Rectorat qui nous soutient dans la diffusion des supports dans les établissements scolaires (collèges et lycées).
- les bailleurs de fonds (CGSS, CONSEIL GENERAL, DRASS, Ministère de l’Outre-Mer).
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