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Une étude britannique remet en cause
l'utilisation routinière de l'antiviral Tamiflu chez les enfants
10 août 2009
Revoir l'avis de la Revue Prescrire en 2007 [Lire]
Dans cette recherche publiée lundi dans le British Medical Journal (cf infra), des médecins britanniques remettent en question l'usage routinier de ce type de médicaments antigrippe.
Selon eux, les bénéfices sont limités, par rapport aux effets indésirables. Ils affirment que le Tamiflu ne fait que réduire la durée des symptômes d'une journée et demie et diminuer les risques de contagion de 8 %. Les enfants peuvent en revanche souffrir de vomissements qui peuvent entraîner, chez certains d'entre eux, la déshydratation et d'autres complications.
Cette étude n'est pas la seule à tirer de telles conclusions. Il y a un peu plus d'une semaine, l'agence sanitaire britannique, la Health Protection Agency, notait déjà que des enfants traités au Tamiflu avaient souffert de nausée ou de cauchemars. Selon deux études réalisées dans des écoles britanniques, plus de la moitié des enfants qui ont été soignés au Tamiflu, après qu'un de leurs camarades eut attrapé la grippe, ont ressenti un de ses symptômes.
La recherche, qui a été menée sur 2000 enfants de 12 ans et moins, ne porte pas précisément sur l'épidémie de grippe A (H1N1). Les médecins concluent néanmoins que le Tamiflu a peu ou pas d'effets sur les crises d'asthme ou d'autres problèmes respiratoires, et sur les otites.
Dans ce contexte, un des auteurs de l'étude, le Dr Carl Henegan de l'hôpital Oxford, affirme que la prescription systématique n'a pas sa place et demande au gouvernement britannique de revoir sa politique, qu'il juge « inappropriée ». En Grande-Bretagne, le Tamiflu est facilement disponible sans ordonnance.
La décision de prescrire ou non revient au bon jugement des cliniciens.
[Arbre de décision]=====================
Neuraminidase inhibitors for treatment and prophylaxis of influenza in children: systematic reviewandmeta-analysisof randomised controlled trials
[Lire] (pdf)
For children with seasonal influenza neuraminidase inhibitors seem to have a small effect in terms of reducing duration of illness of between 0.5 and 1.5 days.
There is currently no evidence to single out special treatment for children with asthma.
It is difficult to know the extent to which these findings can be generalised to children in the current A/H1N1 pandemic.
At present, most cases in children have been mild, but recommendations in several countries encourage treatment of children with suspected or confirmed A/ H1N1 flu. While morbidity and mortality in the current pandemic remain low, a more conservative strategy might be considered prudent, given the limited data, side effects such as vomiting, and the potential for developing resistant strains of influenza.
Use of neuraminidase inhibitors to limit the spread of influenza is a key component of containment strategies. The evidence of magnitude of this effect (at least for seasonal influenza) is now clear: 13 people need to be treated to prevent one additional case. In a prolonged pandemic, however, those most likely to be treated (such as healthcare professionals) might require multiple courses as the number of contacts escalates.
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