UNION REGIONALE DES MEDECINS LIBERAUX DE LA REUNION
Et si on parlait de vaccin...
avec le Dr Bernard-A Gaüzère du C.H.R de La Réunion
Attaché d'enseignement des Universités (Bordeaux 2)
Webmaster du site www.medecinetropicale.com
Centre de recherche et de veille sur les maladies émergentes de l'Océan indien www.crvoi.org.
Par aimable autorisation de l'auteur

Le gouvernement "qui n'en fait jamais assez" en "ferait trop" pour certains...
Et les français ne sont jamais contents, c'est bien connu.

Moi, je me ferai vacciner parce que j'y crois (risques non supérieurs à ceux des vaccins grippaux saisoniers, car technologie bien maitrisée depuis des dizaines d'années) et aussi parce que je ne peux pas dire à mon équipe de plus 100 personnes de le faire, si je ne le fais pas. Il est vrai que la responsabilté des soignants est de donner l'exemple, de ne pas tomber malade (ppur pouvoir soigner) et de ne pas contaminer les patients...

A la Réunion, nous allons finir l'épidémie avec disons 80 à 90 000 cas, voire 100 000, soit aux alentours de 10 à 12 % de la population atteinte, ce qui laisse la place pour une deuxième vague en 2010, sauf si nous nous vaccinons.

D'accord, la mortalité de 6 ou 7 à ce jour et vraisemblement d'une dizaine ou douzaine en fin d'épidémie, ne représente qu'un décès / 10 000 cas, mais au prix de gros moyens de réanimation et vraisemblablement d'un quarantaine ou cinquantaine de patients hospitalisés en services lourds (pneumologie, réanimation). La plupart d'entre eux était ou sont porteurs de pathologies lourdes et donc vulnérables.

Si les personnes saines ne se vaccinnent pas, elles prennent la responsabilité d'expédier ad patres encore plus de ces porteurs de pathologies lourdes.

Au delà de nos petites personnes, nous devons en étant vaccinés, casser la chaine de transmission, c'est à dire épargner les plus vulnéables. Le tout est donc un attitude de santé publique et citoyenne qui dépasse nos petites réflexions plus ou moins subjectives.

Depuis leur création, les vaccins ont été l'objet de toutes les peurs, parfois justifiées, car les effets secondaires existent. Et pourtant, un pays qui ne parvient pas à vacciner ses enfants est un pays à forte mortalité et que l'on dit "en voie de développement"...

Dr Bernard-A Gaüzère

Et moi, et moi, et moi......
Dr H. Raybaud

Dans la presse, sur le Net, dans tous les bistrots de France les opinions sont souvent catégoriques, tranchées et les arguments (pour les pro comme les anti) sont généralement issus d'analyses plus ou moins complètes d'informations sélectionnées selon les "croyances" de chacun. les théories du complot fleurissent également...
A titre personnel, chaque médecin est en droit de décider de se vacciner ou pas.
A titre professionnel, bien malin celui ou celle qui pourra donner une information claire, objective, et documentée.

AU 21/09/2009, je pense me vacciner (malgré mon grand âge peut être protecteur) et proposer le vaccin aux patients à risque.
Pour les enfants, nourrissons et femmes enceintes, je ne sais pas encore


Faut-il se faire vacciner?
Extrait de
"Grippe A(H1N1) : en première ligne, les généralistes réclament des messages plus clairs "
Par aimable autorisation d'Alexandra Capuano - [www.egora.fr]

La polémique actuelle sur les risques potentiels des vaccins – qui entraîne de nombreuses inquiétudes parmi la population et même chez les professionnels de santé – agace profondément le Pr. Didier Raoult, chef de service à l´hôpital de la Timone (Marseille). Croire que le remède puisse être pire que le mal «est un fantasme typiquement français», martèle-t-il. «Alors que les mesures d´organisation sociale me paraissent vaines, car non ciblées sur le risque actuel, la stratégie vaccinale est la seule option susceptible de freiner le virus H1N1. Le monde entier se mettrait à genoux pour avoir des doses de vaccins, mais certains "experts" français s´inquiètent de risques hypothétiques. C´est un véritable problème.»

Le Pr. Raoult estime notamment que les femmes enceintes doivent absolument être vaccinées: «dans leur cas, la balance bénéfice/risque est nettement favorable.» Autre population à risque devant se faire vacciner, selon le Pr. Hannoun: les soignants, «qui non seulement sont plus exposés que l´ensemble de la population, mais risquent aussi de transmettre la maladie.»

Par ailleurs....
Andrew Hayward de l´université de Birmingham, dans un éditorial publié par le BMJ cite l´argument de l´Agence européenne du médicament selon lequel « des dizaines d´années d´expérience avec la grippe saisonnière d´insertion d´une nouvelle souche dans un vaccin, comme cela se fera avec le changement d´H5N1 vers H1N1 dans le vaccin prépandémique, ne devrait pas substantiellement affecter la sécurité et le niveau de protection ».
Assez logique, non ???

Par ailleurs sur pharmacritique....

Cette peur irrationnelle d'une pandémie grippale imminente à forte mortalité, suscitée par l'OMS depuis des années, est fondée sur une mauvaise interprétation des faits historiques. La pandémie est là, et cela nous permet de mesurer la contradiction flagrante entre les discours alarmistes et la réalité.

Cet article est un cri d’alarme, car vacciner massivement des populations avec un vaccin potentiellement inutile est une chose, tandis que vacciner massivement, et en particulier des populations vulnérables, avec un vaccin inutile et potentiellement promoteur de maladies auto-immunes, est autrement plus problématique. [Lire]

Voir également la controverse
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