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SID’AVENTURE
Pdt :Jean-Michel
JOBART
33 rue François
Isautier
BP 196
97455 St-Pierre Cedex
Tél : 0262.25.80.81
Fax : 0262.25.12.79
sida.venture@wanadoo.fr
www.sidaventure.org
ARPS
Pdt : Dr Alain
DOMERCQ
11 bis rue Saint
Jacques
97400 St-Denis
Tél :
0262.21.88.77
Fax : 0262.94.12.60
arps@wanadoo.fr
www.arps-info.com
RIVE
Pdte : Dr
Catherine GAUD
11 rue du Four à
Chaux
St-Denis
Tél : 0262.20.28.56
Fax : 0262.94.14.48
asso.rive@wanadoo.f
Contacts Presse :
Simone Hillebrand (0692-146674) / Marie-Laure Veyrat (0692-626000)
Bureau :
0262-941247 GSM : 0692-821338
INTRODUCTION
Pour cette deuxième campagne de l’année
2007, les trois associations de lutte contre le SIDA (ARPS, RIVE et
Sid’Aventure) ont choisi de communiquer sur les hépatites virales. A cet effet,
nous avons travaillé en partenariat avec des gastro-entérologues du réseau
RESOVIR, spécialistes de la prise en charge des hépatites virales.
Dans notre département, c’est la
première fois qu’une campagne grand public porte sur la prévention de ces
infections qui malgré leur potentielle gravité sont très mal connues par les
réunionnais.
Ces pathologies
affectent le foie, un organe vital aux multiples fonctions. En cas de
contamination, elles peuvent rester silencieuses pendant des dizaines d’années
sans apparition de symptômes. Leurs diagnostics tardifs et la sévérité de la
maladie peuvent être responsables d’une cirrhose ou d’un cancer du foie. Il est
donc important de pouvoir les découvrir assez tôt pour réagir.
En
France, on estime à 300 000 le nombre de porteurs de l'hépatite B, soit 0,68 %
de la population française.
Dans
la zone, notamment à Mayotte, aux Comores et à Madagascar, on sait que cette
prévalence est bien supérieure. A Mayotte, les collectes de sang ont même dû
être arrêtées car trop de lots étaient contaminés par ce virus.
Le
nombre de personnes atteintes par l'hépatite C est également très important, la
plupart des porteurs ignorant leur état en l'absence de dépistage.
A
titre d'exemple, on trouve à
l'hépatite C que pour le VIH dans les centres de dépistage anonyme et gratuit.
La
prise en charge des hépatites est un enjeu important de santé publique. Elle
varie en fonction de très nombreux critères, parmi lesquels notamment le type
de virus. Des traitements existent, souvent très efficaces, pouvant même amener
une guérison complète pour l'hépatite C.
Le
message de notre campagne est simple : ces hépatites existent, elle peuvent
être très graves et on peut en être porteur sans le savoir. Pour en avoir le
cœur net, renseignez-vous auprès de votre médecin. Il ne faut pas oublier
qu’une simple prise de sang permet aux personnes à risque de savoir si elles
sont atteintes ou pas.
Comme pour chaque campagne, plusieurs
supports ont été retenus :
-
un spot de prévention
télé
-
un spot radio (en
quatre versions : français, créole, malgache, comorien)
-
un visuel
-
le RIVAGE, le journal
des associations de lutte contre le SIDA
PRESENTATION DE
Pour cette première campagne sur les hépatites
virales, il était important pour nous d’informer le grand public sur la gravité
de ces infections très mal connues, qui restent souvent inaperçues, car sans
symptômes pendant de longues années. Notre communication se construit autour de
trois messages clés :
Sans prise en charge adaptée,
ces infections peuvent être très graves.
Vous pouvez en être porteur
sans le savoir.
Renseignez-vous auprès de
votre médecin.
Notre objectif est d’interpeller les réunionnais afin
qu’ils deviennent acteur de leur santé en demandant conseil à leur médecin.
Celui-ci pourra ensuite analyser au cas par cas la situation particulière de ses
patients : Mon patient fait-il partie de la population à risque pour l’une
ou plusieurs des hépatites virales ? Faut-il l’orienter vers un
dépistage ? Où en est-il par rapport au vaccin contre l’hépatite B ?
Au cas où mon patient est atteint, quel examen supplémentaire est à
effecteur ? Faut-il l’orienter vers un spécialiste ?...
LE VISUEL
Selon la logique du Scrabble, plusieurs mots se
construisent autour
des mots HEPATITES VIRALES : MORT,
DEPISTAGE, TRAITEMENT et REAGIR.
Un texte explicatif souligne le fait que ces
infections passent souvent inaperçues d’où leur danger.
Pour en avoir le cœur net, il est indispensable de
demander conseil à son médecin.
SPOT TELE
Le spot télé reprend l’idée du visuel. Au fur et à
mesure, les pions affichant les différents mots (Hépatites virales, Dépistage, Traitement, Mort et Réagir) apparaissent sur un fond noir.
Le dernier mot Réagir est posé par
différentes mains. Un texte en créole accompagne cette mise en scène.
Hépatit viral sa maladies y
attak le foi.
Riskab, li lé dan out kor depui
un bon bout temp et ou voi pa rien.
Mé médicamen y exist pou set
les plus grav’.
Si ou fé pa soign a ou, li va
mange out l’intérieur.
Et pi, ou peu gagn un cirrhose, ou mêm un cancer lo foie.
Jouez pa ek zot santé.
Peut-et zot néna virus
l’hépatit san konnait.
Cos avek docter, a li même va
dir kossa i fau fé.
SPOT RADIO
Sous forme de
dialogue, le spot radio reprend les idées clés de notre communication.
Personne A :
Dis, t’étais au courant qu’on
pouvait être atteint d’une hépatite virale
sans le savoir ?
Personne B :
Non, ce n’est pas possible…
Personne A :
Ah si, ces infections ne
donnent souvent aucun symptôme sur plusieurs années.
Mais pendant ce temps-là, le virus de l’hépatite attaque le foie. Et sans
traitement, ces maladies peuvent avoir de lourdes conséquences, comme une
cirrhose ou un cancer du foie.
Personne B :
Mais comment savoir si je suis
concerné?
Personne A :
Parles-en à ton médecin !
C’est le mieux placé pour te
renseigner.
Une campagne proposée par RIVE,
Sid’Aventure et l’ARPS, avec le soutien du Ministère de l’Outre Mer, de
Ce spot a été traduit en créole, en malgache et en
comorien. Ces quatre versions sont diffusées en alternance sur plusieurs radios
de notre département.
Nos îles avoisinantes étant lourdement touchées par
les hépatites virales, la traduction en malgache et en comorien est pour nous
un moyen de nous adresser directement, à travers leurs langues maternelles, à
une grande partie de la population migrante de notre île. C’est une forme
d’ouverture, une expression du métissage qui fait la spécificité de notre île.
Dispositif de la
campagne
Le
spot de prévention télé est diffusé sur
RFO et Antenne Réunion du 25 juin au
8 juillet.
Les
quatre versions du spot de prévention
radio sont diffusées du 25 juin au
8 juillet sur RFO Réunion, Festival, Chérie FM, Radio Arc-en-Ciel, Radio Pikan,
Radio Soleil et KOI FM.
Le
visuel de la campagne paraît dans le
Téléjournal, le Femme Magazine, BELLE, Star Top TV et Infos Réunion.
Le
RIVAGE est encarté dans le Journal
de l’île le 26 juin 2007. 6 000 exemplaires supplémentaires sont
distribués par les associations de lutte contre le SIDA.
Le
RIVAGE ainsi que des affiches (40 x 60) sont envoyés à l’ensemble des médecins
généralistes, aux gastro-entérologues, aux pharmacies, aux collèges et lycées
et à différentes associations dans notre département.
Les virus des hépatites virales
De minuscules envahisseurs pour de grands maux
Les
hépatites virales sont des maladies fréquentes et pourtant très mal connues,
provoquées par des virus. Elles affectent le foie, un organe vital aux
multiples fonctions.
En
cas de contamination, elles peuvent rester silencieuses pendant des dizaines
d'années sans apparition de symptômes. Leurs diagnostics tardifs et la sévérité
de la maladie peuvent être responsables d'une cirrhose ou d'un cancer du foie.
Il est donc important de pouvoir les découvrir assez tôt pour réagir. Un
dépistage précoce permet une prise en charge médicale et un traitement adapté.
Pour
mieux cerner ces affections, il est utile de comprendre l'importance du rôle du
foie dans notre métabolisme. De coloration rougeâtre car gorgé de sang, le foie
est la plus grosse glande du corps humain. Son poids varie entre
Le foie, un organe
vital
Les
rôles du foie sont multiples et vitaux. Une de ses fonctions principales est de
contribuer à la digestion en produisant des enzymes digestives. Il aide ainsi
l'organisme à digérer les graisses en sécrétant de la bile. Il participe au
stockage des vitamines et produit des substances protectrices et anti-toxiques.
Il fabrique les protéines dont l'organisme a besoin. Il constitue un stock
important de sucre (glucides). Il régule le stock de cholestérol. Il participe
à l'élaboration de certaines hormones. Il collabore aussi avec le système
immunitaire pour combattre des cellules ou substances menaçantes. Il intervient
dans notre métabolisme en filtrant et en transformant les produits toxiques que
nous mangeons, buvons et même respirons, de façon à les rendre inoffensifs. Il
fonctionne comme une véritable usine de traitement des toxiques (alcool,
médicaments, champignons...). Le sang lui parvient de deux systèmes : le
premier, artériel, pour 1/3 de l'apport et l'autre appelé « système porte»,
fait d'un réseau vasculaire venant de l'intestin. Ainsi, les nutriments lui
sont directement apportés pour qu'il joue son rôle.
Le
foie peut être la cible de nombreux ennemis : les maladies virales, les
maladies vasculaires, les désordres métaboliques, les atteintes toxiques
(alcool, médicaments, plantes et champignons). Il souffre aussi des infections
bactériennes dues, par exemple, à une stagnation de la bile suite à des calculs.
Dans les cas les plus graves, il peut être atteint par les maladies cancéreuses
originaires du foie lui-même ou parce qu'une tumeur maligne de l'organisme
métastase en son sein.
Toutes
ces affections peuvent entraîner un disfonctionnement du foie. Elles peuvent se
manifester par différents symptômes dont les plus courants sont : la fatigue,
les troubles rénaux, les irruptions cutanées, les démangeaisons, les troubles
sexuels, la jaunisse, l'augmentation de l'abdomen, l'œdème…
Il
existe au moins 7 sortes d'hépatites virales. D'autres virus, moins spécifiques
du foie peuvent aussi l'infecter ; c'est le cas du virus de l'herpès, par
exemple. Les hépatites virales les plus fréquentes sont les hépatites A, B et
C.
L'hépatite A
L'hépatite
A passe le plus souvent inaperçue. Le virus se transmet principalement par
l'ingestion d'eau ou d'aliments souillés par des matières fécales qui
contiennent le virus. Celui-ci est en effet éliminé dans les selles. Une
mauvaise hygiène favorise alors la transmission de la maladie. Dans certaines
régions et pays où il n'existe pas de système de traitement des eaux usées
efficace, le risque de contamination est élevé.
Dans
nos pays, où le niveau d'hygiène s'est amélioré depuis ces 50 dernières années,
la fréquence de cette maladie a nettement diminué. L'infection est sans danger
dans presque 90% des cas. Pour les 10% restant, l'hépatite est très
symptomatique allant de la fièvre, douleur au foie, nausées, démangeaisons, vomissements,
jaunisse (ictère) accompagnée d'une intense fatigue, à l'hépatite fulminante.
Dans ce dernier cas, le foie est décimé par le virus et ne fonctionne plus, ce
qui, en l'absence de greffe hépatique conduit au décès. L'hépatite A ne passe
jamais au stade de la chronicité.
Cette
hépatite évoluant le plus souvent spontanément vers la guérison sans séquelles,
aucun traitement spécifique n'est mis en place. Dans sa phase aiguë, seul le
repos, l'arrêt de certains médicaments et l'arrêt de toute boisson alcoolisée
sont préconisés.
Il
existe toutefois un vaccin contre l'hépatite A qui est recommandé aux voyageurs
des zones d'endémies (pays où l'infection est fréquente), avec une immunité
efficace de 10 ans.
L'hépatite B
L'hépatite
B est une maladie très hétérogène, qui dans la majorité des cas, guérit
spontanément. Chez les personnes infectées, elle peut passer inaperçue, donner
les symptômes de l'hépatite aiguë (aiguë simple ou fulminante) ou passer au
stade de la chronicité. L'évolution et le pronostic de l'hépatite B est
variable en fonction de l'âge. Si un nourrisson est contaminé par sa mère, il
aura 90% de risque de développer une hépatite chronique. Si un adulte est
contaminé, par exemple après un rapport sexuel non protégé, il n'aura que 10%
de risque de passer au stade de la chronicité. Le taux de multiplication du
virus est étroitement lié à l'état des défenses immunitaires au moment de la
contamination.
Le
mode de contamination peut être de trois sortes : sexuel, de la mère à l'enfant
(vertical) ou sanguin (parentéral). La contamination sexuelle peut se faire de
l'homme vers la femme et de la femme vers l'homme, sans oublier les rapports
entre personnes du même sexe. Le risque est plus élevé avec des partenaires
multiples. On retrouve le virus dans le sperme, le sang des règles et les sécrétions
vaginales.
La
toxicomanie par voie intraveineuse est également une source majeure de
contamination dans le monde. Dans de nombreux pays, les usagers de drogue n’ont malheureusement pas recours à
l’usage de matériel personnel et jetable. L'utilisation de seringues à usage
unique a réduit fortement les nouveaux cas d'infection. On déplore cependant
une contamination par voie nasale avec l'usage de la paille pour « sniffer ».
Les plaies ou sécrétions du nez peuvent expliquer ce mode de transmission.
Certaines
personnes sont plus exposées que d'autres, notamment le personnel médical lors
de l'utilisation de matériel mal désinfecté. Les hémodialysés et les personnes
ayant subi des interventions de chirurgie, des endoscopies, biopsies,
anesthésies sont aussi à risque.
En
cas de transfusion ou de greffe, le dépistage du VHB est aujourd'hui
systématique, il n'y a donc aucun risque. Ce n'est pas le cas des personnes
ayant subi ces interventions avant 1992, où les recherches ne permettaient pas
de détecter le sang contaminé. Le dépistage est aujourd'hui systématique chez
la femme enceinte.
Il
faut savoir que l'hépatite B pose trois problèmes principaux.
Le
premier est la chronicité. Si un individu fait une hépatite aiguë et qu'il n'en
guérit pas, il développera une hépatite chronique, généralement sans aucun
symptôme ou plus rarement avec une fatigue inhabituelle ou des lésions de la
peau.
Cette
hépatite chronique peut ensuite évoluer vers une cirrhose, qui, à terme, peut
elle-même conduire à une insuffisance hépatique et au décès en l'absence de
prise en charge.
Le
deuxième problème est que, durant toute la phase asymptomatique, le sujet peut
ignorer qu'il est porteur du virus de l'hépatite B et être potentiellement
contaminant.
Enfin,
le troisième problème est qu'un sujet, même s'il guérit spontanément, aura un
risque supérieur d'avoir un cancer du foie (hépatocarcinome). Pour certains
sujets, les traitements (voir page 6) ne permettent pas de se débarrasser du
virus, mais juste de limiter les lésions hépatiques en agissant sur la
multiplication du virus.
Il
existe un vaccin contre l'hépatite B qui est fortement préconisé pour éviter
toute contamination et propagation du virus.
Hépatite B
: quelques chiffres
On
pense qu'il existe dans le monde 350 millions de porteurs chroniques de
l'hépatite B. La répartition de la maladie est inégale.
L'hépatite
B est plus fréquente en Afrique sub-saharienne, en Asie du Sud-Est, en Chine
méridionale et dans le bassin amazonien (8 à 20 %). Elle est de fréquence
intermédiaire au Proche-Orient, en Amérique centrale et du Sud, en Asie
centrale, dans le sous-continent indien, dans certains pays de l'Europe du Sud
et de l'Est (2 à 7 %). Elle est de faible fréquence en Europe de l'Ouest et du
Nord, en Amérique du Nord, en Australie (<2 %).
Les
résultats d'une enquête nationale réalisée en 2003-2004 par l'Institut de
Veille Sanitaire (InVS), en France métropolitaine, estiment à 0,65 % la
prévalence (fréquence d'une maladie dans une population donnée) du portage
chronique du VHB dans la population adulte âgée de 18 à 80 ans (soit environ
280 000 porteurs chroniques). Diverses études réalisées dans les années 1990
avaient évalué cette prévalence entre 0,2 % et 0,5 % dans la population adulte.
Elle avait alors probablement été sous-estimée.
On
estime que les chiffres pour
Le
taux de portage chronique varie dans des proportions importantes, selon les
régions et les populations concernées, avec des risques d'exposition majorés
pour certaines personnes. Par ailleurs, selon une étude Inserm menée en 2001,
environ 1 300 décès seraient directement imputables chaque année en France à
une pathologie liée au VHB.
Le point sur le vaccin du VHB
Ce
vaccin avait été soupçonné d'induire des maladies neurologiques. Il n'existe à
ce jour aucune preuve qu'il ait entraîné de telles pathologies. Voici un extrait
de l'Avis du Comité Technique des Vaccinations et du Conseil Supérieur
d'Hygiène Publique de France section maladies transmissibles concernant la
vaccination contre l'hépatite virale B publié en 2004 :
“
Il semble indispensable de rappeler quelques points clés concernant la
vaccination contre le virus de l'hépatite B (VHB). Au début des années 90, les
experts internationaux réunis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont
considéré qu'il n'était pas possible d'espérer une élimination de l'infection à
VHB en ne vaccinant que les sujets exposés à ce risque (professionnels de santé, hémodialysés
chroniques, usagers de drogues par voie intraveineuse, sujets ayant des
partenaires sexuels multiples,...). Il a donc été recommandé, y compris dans les
pays à faible niveau d'endémicité, de recourir à la vaccination de tous les
enfants bien que cette population soit, à l'évidence dans ces pays, très peu
exposée au risque d'infection à VHB en dehors de la transmission mère-enfant.
La justification de ce choix reposait sur l'efficacité maximale du vaccin à
cette période de la vie, sur la protection apportée, de longue durée, et enfin
sur la facilité d'intégration de cette vaccination dans le calendrier vaccinal.
La stratégie ainsi mise en oeuvre devait permettre à l'ensemble des enfants
d'être protégés lorsqu'ils arriveraient à l'âge des premières expositions au
risque, soit environ 13 ans. La campagne de vaccination en milieu scolaire des
pré-adolescents entrant au collège dont l'âge se situait entre 11 et 13 ans
s'est ensuite associée à une recommandation forte de vaccination systématique
des nourrissons. Cette politique relative aux nourrissons était d'autant plus
justifiée que les données immunologiques ont permis de diminuer le nombre de
doses et de supprimer les rappels tardifs en montrant que ce schéma simplifié
pouvait probablement protéger toute la vie. "
L'hépatite C
L'hépatite
C est un virus à transmission sanguine, qui ne peut donc se transmettre que par
un contact avec du sang contaminé. La transmission sexuelle existe, mais est
très faible, car le virus est présent dans le sang des règles des femmes
infectées, mais pas dans les sécrétions vaginales ni dans le sperme. La
transmission de la mère à l'enfant est d'environ 3% et a lieu au moment de
l'accouchement. L'allaitement n'est pas contre-indiqué.
Le
risque de contamination par le virus concerne toute personne dont le sang a pu
entrer en contact, directement ou indirectement, avec le sang d'une personne
infectée. Cette contamination peut remonter dans un passé lointain, des
dizaines d'années pour certains. Il est donc primordial de se faire dépister en
cas de doute car cette infection peut rester silencieuse, c'est-à-dire sans
aucun symptôme.
Les
personnes à risques sont très clairement identifiées et peuvent être orientées
vers un dépistage afin de réagir très vite en cas d'infection.
-
Les usagers de drogue (actuels ou anciens) par voie intraveineuse ou pernasale,
dès lors qu'il y a usage commun du matériel (seringue ou paille).
-
Les personnes incarcérées ou l'ayant été, dès lors qu'il y a échange de
matériel coupant ou souillé.
-
Les professions exposées, notamment les professions de santé, par transmission
nosocomiale (insuffisante des règles d'hygiène des méthodes de soin).
-
Toutes les personnes ayant été hémodialysées ou ayant reçu des soins :
chirurgie, endoscopie, biopsie, anesthésie…
-
Les personnes ayant subi des actes non médicaux tels que les tatouages ou les
piercing, en cas de désinfection insuffisante. Les personnes pratiquant
l'acupuncture ou la mésothérapie avec le risque d'utilisation d'aiguilles ou de
matériel qui n'est pas à usage unique.
-
Toute personne ayant été transfusée ou subit une greffe avant 1992. À l'époque,
la recherche de transminases ou d'anticorps liée aux hépatites n'était pas
automatique et le sang pouvait être contaminé par les virus des hépatites.
-
Toute personne ayant reçu des soins dans des pays d'endémie ou dépourvus d'un
système d'hygiène adapté sont aussi concernées.
La
vitesse d'évolution et la gravité de la maladie sont très variables. Deux
phases sont possibles : aiguë et chronique. Dans 50% des cas, l'hépatite C
aiguë, qui est dans la grande majorité des cas asymptomatique, passe au stade
de la chronicité. Au fil des années, elle évolue discrètement vers la cirrhose.
La personne infectée ne ressent rien, ni fièvre, ni douleur. Il est donc très
important de se faire dépister avant que la ne maladie s'aggrave.
Dans
les autres cas, l'hépatite peut se traduire par de la fatigue, de la fièvre, des
douleurs articulaires, plus rarement une jaunisse.
Le
traitement de l'hépatite C est aujourd'hui possible et peut évoluer vers une
guérison. Sous forme de médicaments ou par injection, les traitements existent
mais leur tolérance est parfois difficile et leur efficacité inégale en
fonction du type de virus dont on est atteint (et oui, il y a 6 types !). À
l'inverse de l'hépatite B, aucun vaccin n'existe.
Un
sujet détecté positif doit dans un premier temps faire deux tests simples qui
permettent de distinguer les sujets guéris, les sujets nécessitant une simple
surveillance et les patients chez qui une ponction biopsie hépatique est
indiquée. Les indications de traitement dépendent alors du résultat de la
ponction. La détermination du génotype est utile pour évaluer les chances de
réponse, définir les modalités de traitement, notamment sa durée.
La
guérison ne protège malheureusement pas d'une ré-infection. Les défenses
immunitaires largement sollicitées diminuent les chances de réussite en cas
d'infection avec un autre virus. C'est le cas des porteurs du VIH. L’hépatite
peut évoluer plus rapidement et certains médicaments contre le VIH peuvent se
montrer plus toxiques. En France, on estime qu’environ une personne
séropositive au VIH sur trois a aussi le virus de l’hépatite C.
Hépatite C : quelques chiffres
En
1994, on estimait qu'en France, environ 500 000 personnes étaient porteuses du
virus de l'hépatite C. L'Organisation Mondiale de
Hépatites
virales : Les populations à risque
Pour
savoir si l’on fait partie des populations à risque , il est nécessaire de se
poser les questions suivantes :
Hépatite A
• Ai-je consommé de l'eau de provenance
inconnue ?
• Ai-je consommé des produits ayant été
lavés avec de l'eau de provenance inconnue ?
• Ai-je consommé des aliments pouvant
être souillés
par
des matières fécales ?
Hépatite B
• Ai-je un comportement sexuel à risque
?
Des
rapports sans préservatif en cas de partenaires multiples, des rapports sans
préservatif pendant les règles ou en cas de lésions génitales.
• Est-ce que je viens d'un pays où la
maladie est fréquente ?
• Ai-je utilisé, même une fois, même si
il y a très longtemps, une drogue par voie intraveineuse ou nasale ?
• Suis-je exposé, dans le cadre de ma
profession
ou
le cadre familial au virus de l'hépatite B ?
Hépatite C
• Ai-je subi une intervention chirurgicale
importante,
été
hospitalisé en réanimation, eu une hémorragie digestive, un accouchement
difficile, reçu des soins
en
néonatalogie, en pédiatrie pour une maladie grave
avant
1992 ?
• Ai-je subi une transfusion sanguine ou
dérivée,
une
greffe avant 1992 ?
• Ai-je été hémodialysé ?
• Ai-je utilisé, même une fois, même si
il y a très longtemps, une drogue par voie intraveineuse ou nasale ?
• Ai-je été incarcéré ?
• Ai-je reçu des soins dans les pays du
Sud-est asiatique,
du
Moyen-Orient, d'Afrique ou d'Amérique du Sud ?
• Suis-je exposé, dans le cadre de ma
profession
ou
le cadre familial au virus de l'hépatite C ?
• Ai-je eu recours au tatouage, au
piercing, à la mésothérapie ou à l'acupuncture sans aiguilles jetables ou
personnelles ?
Si
vous répondez OUI à l'une de ces questions, parlez-en à votre médecin traitant
qui pourra vous orienter vers un dépistage.
Hépatites
virales : Les traitements
En
cas d'infection, il est recommandé pour toutes les personnes atteintes d'une
hépatite, de prendre du repos, d'arrêter certains médicaments selon les
conseils de votre médecin. Il est important de stopper toute boisson
alcoolisée, véritable facteur aggravant. L'alcool est toxique à tous les stades
de l'évolution de l'hépatite et augmente considérablement le risque de
cirrhose.
Hépatite A
Il
n'existe pas de traitement spécifique pour l'hépatite A, cette maladie évoluant
le plus souvent spontanément vers la guérison.
Hépatite B
Seule
l'hépatite B chronique active est traitée par des médicaments spécifiques.
Jusqu'en
2002, uniquement deux molécules étaient disponibles :
-
l'interféron qui aide à améliorer la réponse immunitaire de l'organisme au
virus
-
la lamivudine qui agit directement sur le virus de l'hépatite B pour empêcher
sa reproduction dans le corps.
Les
avantages du traitement par l'interféron sont une réponse virologique durable
lorsqu'elle a été obtenue et peu de risque de résistance. Les inconvénients
sont des injections sous cutanées, de fréquents effets indésirables (un
syndrome pseudo-grippal associant fièvre, douleurs musculaires et maux de tête,
asthénie, irritabilité, parfois des troubles dépressifs, baisse des globules
blancs et des plaquettes). Les symptômes peuvent toutefois revenir lorsque les
médicaments sont arrêtés. Certaines personnes ont développé une résistance aux
médicaments avec l'utilisation de lamivudine. La résistance aux médicaments
signifie que le virus a développé des techniques de survie, diminuant ainsi
l'efficacité du médicament.
Ces
dernières années, de nouvelles molécules, plus efficaces et ne posant pas le
problème de l'émergence de résistances, ont été mises sur le marché : C'est le
cas de l'Adéfovir en 2002, et de l'Entécavir en 2006. Une bonne nouvelle pour
les patients atteints de l'hépatite B, d'autres molécules sont actuellement en
phase d'essai et devront être commercialisées dans les années à venir.
Le
choix du traitement de l'hépatite B chronique doit prendre en compte les
avantages et les inconvénients des molécules disponibles sur le marché.
Hépatite C
L'hépathite
C chronique est traitée par la bithérapie associant l'Interferon pégylé et
Quelques règles
d'hygiène élémentaires
Attention
: les virus des hépatites virales peuvent survivre à l’air libre jusqu’à 7
jours.
•
Se laver les mains régulièrement en particulier avant la préparation des repas.
•
Ne pas consommer d'eau de provenance inconnue mais de préférence de l'eau
minérale et en bouteille fermée dans les zones d'endémie.
•
Utiliser du matériel neuf et personnel pour toute utilisation de drogue par
injection ou pernasale. Ne pas prêter ni échanger seringue, aiguille, coton,
cuillère, cupule, filtre, paille, produit, eau…
•
Respecter la réglementation et les recommandations en matière de désinfection,
décontamination, stérilisation du matériel médical.
•
Ne pas partager les objets de toilette pouvant être au contact de sang comme le
rasoir, les ciseaux à ongles, la brosse à dents ou le matériel d'épilation.
•
En cas de coupure ou plaie cutanée, nettoyer, désinfecter puis recouvrir
largement avec un pansement.
•
Dans le cadre d'une vie sexuelle stable, l'utilisation d'un préservatif est
recommandée en cas de rapport pendant les règles, de lésions des organes
génitaux ou d'infection (herpès) d'un des partenaires.
•
En cas de rapports sexuels avec des partenaires multiples, l'utilisation d'un
préservatif est fortement recommandée.
•
Porter des gants pour tout contact direct avec le sang d'une personne porteuse
ou non d'un virus.
•
Placer les objets souillés dans un récipient fermé ou protecteur.
•
En cas d'infection, informer les personnels de santé avant de recevoir des
soins.
PRESENTATION DES ASSOCIATIONS
L’ARPS, créée en 1988 à
l’apparition des premiers cas SIDA à
L’ARPS
accueille le public au siège de l’association, 11 bis rue St-Jacques à
St-Denis. Le local est équipé de trois postes Cyber en libre accès. Il possède
un fond documentaire (revues périodiques, journaux, dossiers documentaires
thématiques, livres, cassettes vidéo, affiches, dépliants, brochures et tracts)
en libre accès et une bibliothèque spécialisée. L’association peut mettre du
matériel de prévention et d’information à disposition d’associations ou
d’enseignants.
L’association
conçoit et adapte des brochures de prévention. Tout au long de l’année, des
animateurs de prévention ainsi que des bénévoles effectuent des séances
d’informations dans tout type de structure qui en fait la demande ou au siège
de l’association. L’ARPS participe à des actions ponctuelles de prévention lors
de forums de santé ou de manifestations culturelles.
RIVE a été créée en 1994
par un patient séropositif pour soutenir, écouter et aider les personnes vivant
avec le VIH/SIDA. L’objectif de RIVE était d’aménager l’espace de vie des
patients jusqu’à leur mort et de leur permettre de mieux aborder celle-ci.
L’amélioration
du pronostic vital liée à l’arrivée des polythérapies en
Petit à petit,
il est apparu important que l’association puisse prendre en charge les
pathologies reliées au VIH telles que les conduites addictives, l’infection par
le VHC (Hépatite C) et plus récemment, étant donné la recrudescence de
celles-ci, les autres IST.
Enfin,
l’afflux de patients venant des îles avoisinantes, le constat intolérable des
disparités flagrantes existant au niveau de l’accès aux soins dans la zone, ont
également conduit l’association à étendre ses actions vers l’ensemble des îles
de l’Océan Indien créant en octobre 2003, RIVE
OCEAN INDIEN.
SID’AVENTURE.
Créée en 1996 par la volonté d’un groupe de bénévoles qui militaient pour la
lutte contre le SIDA, l’association Sid’Aventure articule son activité autour
de deux principaux pôles d’action : le soutien aux patients et à leurs
proches, et la prévention de risque de contamination par le VIH/SIDA, le VHB
(l’hépatite B) et le VHC. Ces dernières années, le champ d’action de
l’association s’est élargi à l’information et à l’éducation, à la sexualité et
aux moyens de contraception. Les activités de prévention et de soutien aux
patients ont connu un rythme très soutenu et ceci grâce à une formation
spécifique des intervenants. Le public sourd et malentendant peut également
être conseillé par les agents de prévention. La qualité des sessions de
prévention a conduit le rectorat à accorder son agrément à Sid’Aventure.
REMERCIEMENTS
L’ARPS, Sid‘Aventure et RIVE tiennent à remercier leurs
bailleurs de fonds (CGSS, CONSEIL GENERAL, DRASS, Ministère de l’Outre-Mer) et
tous leurs partenaires ainsi que l’ensemble des médias.
Un grand merci à
tous

RESOVIR

