UNION REGIONALE DES MEDECINS LIBERAUX DE LA REUNION
Informatique médicale
la déception aux États-Unis..... et ailleurs ????


Outre-Atlantique, les systèmes d´information de santé gèrent les données des patients mais n´améliorent pas la qualité des soins. Ce constat est dressé par un organisme très respectable (le National Research Council) dans un rapport rendu public le 9 janvier 2009 et intitulé «Techniques informatiques pour un système de santé performant: mesures immédiates et orientations stratégiques».

«Les soignants passent beaucoup de temps à entrer des données relatives à leurs patients, mais ils disent souvent qu´ils le font pour respecter le règlement et se mettre à l´abri des poursuites judiciaires plutôt que pour améliorer les soins délivrés aux patients.» Finalement, «un temps et une énergie précieux sont passés à gérer des données plutôt qu´à chercher à comprendre le patient».

Les résultats de son enquête indiquent clairement qu´il est préférable, aujourd´hui, de mettre au point des outils informatiques d´aide à la décision plutôt que de s´obstiner à perfectionner les gestionnaires de fichier patient.
Le dossier médical personnel (DMP) français est à l´arrêt, en attente d´un nouvel élan. Il est destiné au recueil des données plutôt qu´à l´aide à la décision. Est-il déjà obsolète, si l´on en croit les Nord-Américains? Faut-il aussi reconsidérer l´intérêt des logiciels métier et réorienter les priorités des éditeurs? Finalement, l´élan attendu doit-il être un changement de cap?

De plus si l’informatique médicale respectait les objectifs qu’on lui aassigné, il y aura moins d’erreurs médicales ou médicamenteuses, moins d’examens redondants, et donc moins de consultations. Or, relève ironiquement le Boston Globe, les médecins sont payés lorsqu’ils sont consultés, par pour maintenir leurs patients en bonne santé… [Lien]
SI vous êtes inscrit Sur Egora, le dossier par Philippe Eveillard [Lien]

le Dossier Pharmaceutique (DP)

Si le Dossier Médical Personnel (DMP) français a tout du fiasco (il suffit de lire le sommaire du rapport qui lui a été consacré en 2007 pour s’en faire une idée), le Dossier Pharmaceutique (DP, qui a pour objet de “permettre aux pharmaciens de partager les données nominatives relatives aux délivrances de médicaments, afin de prévenir les interactions médicamenteuses”), bien plus discret, et bien moins débattu que son prédécesseur, est en passe de se généraliser, avec plus de 2 millions de dossiers créés à la date du 5 janvier dernier, un an et demi seulement après avoir été lancé.

Officiellement, il s’agit de repérer les redondances ou les interactions indésirables entre des traitements, d’améliorer le conseil du pharmacien, de proposer au patient un suivi thérapeutique du pharmacien et, enfin, d’alimenter le volet médicament du Dossier Médical Personnel (DMP) du patient.

Mais l’objectif est aussi économique : dans son Livre Blanc, le Conseil de l’ordre des pharmaciens affiche ainsi clairement que le déploiement de son DP est un “élément majeur” du débat sur le maintien, “en tout point incontestable“, du “monopole de l’officine” face à la concurrence annoncée des grandes surfaces et autres parapharmacies.



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