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Quatre millions d'euros par an dévolus
au plan national 2009-12 de lutte contre les hépatites B et C
Source :apmnews.com - 26 février 2009
Le plan national 2009-12 de lutte contre les hépatites B et C va mobiliser 4 millions d'euros par an au-delà de toutes les dépenses relevant de l'assurance maladie, a annoncé mardi le Directeur général de la santé (DGS), Didier Houssin.
Le nouveau plan, qui s'inscrit dans la "continuité" du précédent plan pour 2002-05, a été présenté à la presse au ministère de la santé par le DGS, en présence du Pr Daniel Dhumeaux, président du comité stratégique de ce programme.
CINQ AXES STRATEGIQUES
Le plan 2009-12 qui vient d'être présenté comprend cinq axes stratégiques, 15 objectifs et 54 actions, avec des actions ciblées par populations concernées (usagers de drogues, populations migrantes originaires de pays de forte endémie, milieu carcéral) et une articulation avec d'autres plans ou programmes sur la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques, la lutte contre les drogues et les toxicomanies, la lutte contre le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles (IST), est-il précisé dans le dossier de presse.La Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) va évaluer par ailleurs la répartition de la primo-prescription du traitement antiviral de l'hépatite C par les médecins spécialistes en ville et à l'hôpital.
- Le premier axe stratégique du plan porte sur la réduction des risques de transmission des virus des hépatites B et C (VHB et VHC) notamment chez les usagers de drogues, ainsi que sur l'augmentation de la couverture vaccinale contre l'hépatite B, en restaurant la confiance pour cette vaccination d'abord chez les professionnels de santé (cf dépêche APM VBMBO001).
- Le deuxième axe est le renforcement du dépistage des hépatites B et C, en particulier dans certaines populations les plus exposées (milieu carcéral, migrants, usagers de drogues).
Les objectifs quantifiés sont de passer de 57% à 80% des personnes porteuses de marqueurs sérologiques ayant connaissance de leur séropositivité pour l'hépatite C et de 45% à 65% pour l'hépatite B.
Le plan prévoit notamment une meilleure prise en charge financière des sérologies de l'hépatite B, actuellement à hauteur de 65%, contre 100% pour les sérologies VHC et VIH.
- Le troisième axe stratégique du plan est le renforcement de l'accès aux soins, de leur qualité et de la qualité de vie des personnes atteintes d'une hépatite chronique B ou C.
"Comme dans le plan cancer", le médecin traitant ou le médecin généraliste doit avoir "un rôle plus important" dans le dépistage et la prise en charge des hépatites B et C, les spécialistes et l'hôpital pouvant ainsi se recentrer sur les situations les plus sévères, commente Didier Houssin.
Il est notamment prévu d'actualiser la circulaire du 21 mai 1999 relative à l'organisation de la prise en charge des malades atteints d'hépatite C afin d'améliorer la coordination entre les différents acteurs médicaux, médecins traitants et médecins spécialistes et les acteurs du champ social, est-il précisé dans le dossier de presse.
- Le quatrième axe concerne les actions complémentaires adaptées au milieu carcéral: amélioration de l'incitation au dépistage des hépatites lors de la visite "entrant", proposition de la vaccination contre le VHB, réalisation d'une enquête de prévalence de l'hépatite C, du VIH et des traitements de substitution dans des unités de consultation et de soins ambulatoires (Ucsa), rédaction d'une circulaire commune au VIH et aux hépatites qui précisera les mesures d'amélioration de la prévention, de l'éducation à la santé et de la prise en charge médicale en milieu carcéral...
- Le cinquième et dernier axe porte sur l'amélioration de la surveillance et des connaissances épidémiologiques, le développement de l'évaluation, de la recherche, des études et de la prospective.
Ainsi, par exemple, une étude médico-économique du parcours de soins de l'hépatite C est en cours.
Une étude de l'intérêt en santé publique de la primo-prescription conditionnelle du traitement antiviral par les médecins généralistes va être réalisée pour faire évoluer, si besoin, le cadre réglementaire de la prescription.
Enfin, le plan intègre différents indicateurs qui permettront de l'évaluer en 2012: nombre de patients en affection de longue durée (ALD) et en attente d'une greffe, caractéristiques de prise en charge et de prévalence...
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