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Mieux vaut être riche...
18 novembre 2008
Plus un pays est riche plus ses habitants peuvent espérer vivre longtemps en bonne santé, soulignent les signataire de l’article, dont le Français Jean-Marie Robine (Inserm). Ils ont calculé qu’en augmentant les dépenses en faveur des plus de 50 ans de 1%, les nouveaux membres de l’Union augmenteraient de 13 ans l’espérance de vieillir en bonne santé.
Les hommes et les femmes des pays développés vivent de plus en plus vieux, mais jusqu’à quel âge vivent-ils bien ? Une étude européenne révèle qu’il y a de fortes inégalités au sein des 25 pays de l’UE sur la qualité de vie au-delà de 50 ans. En moyenne, l’espérance de vie au sein de l’UE est de 78 ans pour les hommes et de 83 ans pour les femmes. Cependant, les hommes peuvent espérer être en bonne santé (et donc pouvoir vivre normalement et même travailler) jusqu’à 67 ans et les femmes jusqu’à 68 ans, expliquent les chercheurs dans la revue The Lancet.
Une étude également publiée dans Le Lancet porte un regard critique sur le système de soins Français.
Montré en exemple en Europe par les mêmes auteurs, il y a encore deux ans, il serait aujourd'hui "juste au-dessus de la moyenne" à cause de nouvelles entraves à l'accès aux spécialistes, selon l'Indice européen 2008 des consommateurs de soins de santé.
Première de ce classement européen en 2006, la France est donc tombée à la 10e place parmi les systèmes nationaux des 31 pays examinés et se situe "juste au-dessus de la moyenne", souligne cette enquête annuelle sur les soins de santé en Europe. Dans six catégories comportant 34 indicateurs de performance, la France affiche un score de 695 points sur 1000, loin derrière les 839 points attribués aux Pays-Bas, premier du classement 2008. La Lettonie est dernière avec 449 points.
En cause, la mise en place chez nous du parcours de soins qui nuirait à l’accès aux soins selon les auteurs. "La France est en train de développer assez rapidement un problème de délais d'attente. La fonction de filtres, récemment introduite, devrait être abolie avant de créer de sérieux problèmes", averti le Docteur Arne Björnberg.
Et ce directeur de recherche pour l'Indice d’insister : « Rien ne prouve que le filtrage de l'accès aux soins primaires permet de faire des économies. Restreindre l'accès aux soins des spécialistes est probablement une solution inappropriée".
La France est par ailleurs dénoncée pour être "un des six Etats d'Europe dans lesquels se pose le problème des dessous-de-table versés aux médecins", souligne l'organisme d'analyse et d'information Health Consumer Powerhouse, qui réalise cet indice.
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