UNION REGIONALE DES MEDECINS LIBERAUX DE LA REUNION
Les chirurgiens tirent le signal d’alarme


Quatre ans après la signature des accords d’août 2004, la chirurgie est toujours en crise. Particulièrement inquiets pour l’avenir de leur profession, les syndicats nationaux des chirurgiens orthopédistes (SNCO) et des chirurgiens viscéraux et digestifs (SNCVD) interpellent les pouvoirs publics. Selon eux, plusieurs marqueurs sont au rouge. La situation de la démographie des chirurgiens empire. Les nouveaux diplômés ne remplaceront pas tous les départs en retraites. Actuellement, 75 chirurgiens orthopédistes sont formés chaque année quand il en faudrait 210. De même, 25 chirurgiens viscéraux et digestifs sortent des facultés alors qu’il en faudrait quatre fois plus.

Les chirurgiens ne supportent pas les « attaques » sur les dépassements d’honoraires dont ils se disent victimes. Ils redoutent que le devis obligatoire pour les actes de plus de 80 euros et un encadrement du secteur 2 par le gouvernement n’aggravent la désaffection de la chirurgie. Or, les chirurgiens libéraux de secteur 2 réalisent en moyenne 50% des actes en tarifs opposables, selon les syndicats. Dernier sujet qui fâche : la profession accepte mal l’augmentation de la redevance due à l’hôpital par les praticiens hospitaliers à temps plein exerçant une activité libérale dans les établissements publics.

Pour tous ces motifs, le SNCO et le SNCVD demandent à être reçus au ministère de la Santé. Ils n’excluent pas d’entamer un mouvement de grève à la rentrée. Plus de détails dans notre édition du 25 juin.

> CH. G.

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