UNION REGIONALE DES MEDECINS LIBERAUX DE LA REUNION
Maladies du cœur et AVC
au premier rang des causes de décès dans le monde

Mai 2008

« A l’échelle mondiale, les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont désormais les principales causes de décès », souligne l’OMS dans son recueil de Statistiques sanitaires mondiales 2008. Publié récemment, cet ouvrage de référence compile les indicateurs de santé des 193 Etats-Membres de l’Organisation.

« Les grandes maladies infectieuses (diarrhées, VIH, tuberculose, infections néonatales et paludisme) deviendront des causes moins importantes de mortalité au cours des 20 prochaines années », explique l’Organisation.

Dans Le Figaro, le journaliste Jean-Michel Bader note que selon les Statistiques sanitaires mondiales 2008 publiées par l'OMS, « les maladies chroniques, attaques cérébrales et maladies cardiaques prennent progressivement le pas sur les maladies infectieuses ».
Le journaliste relève que « la dernière estimation faite par l'OMS en 2004 montrait déjà que les maladies cardiaques étaient responsables de 12,2 % de la mortalité observée. Venaient ensuite les attaques cérébrales (9,7 %), les infections respiratoires basses (7 %), la bronchite chronique (5,1 %) ».

Jean-Michel Bader indique qu'« une telle évolution s'explique dans les pays riches par le vieillissement et dans ceux en voie de développement par l'explosion du tabagisme, de l'obésité, de la sédentarité, associée paradoxalement à une malnutrition ». Le journaliste se penche sur « les prédictions de l'OMS pour les 22 prochaines années : les 4 tueurs principaux (maladies cardiaques et cérébrales vasculaires, maladies pulmonaires chroniques et infections pulmonaires) resteront dans le peloton de tête, avec 14 % de mortalité pour le cœur et 12,1 % pour le cerveau ».

« En 2030, les morts dues au cancer, aux maladies cardio-vasculaires et aux accidents routiers représenteront environ 30 % de la mortalité globale. À l'inverse, la tuberculose, 7e maladie mortelle en 2004, dégringolerait au 20e rang en 2030 », continue Jean-Michel Bader.

Le journaliste observe que l'« enseignement majeur de ces statistiques est le retard pris par les pays européens en ce qui concerne l'espérance de vie. Voici 50 ans, un nouveau-né européen pouvait espérer vivre 66 ans, alors qu'un bébé d'Afrique subsaharienne ne vivait que 38 ans, un enfant asiatique 41 ans et un petit sud-américain 51 ans. En un demi-siècle, l'espérance de vie a progressé de 27 ans en Asie, mais seulement de 8 ans en Europe ».

Jean-Michel Bader précise que « l'augmentation de l'espérance de vie de 1950 à 2005 a été de 15 ans dans le sud et l'ouest de l'Europe, mais seulement de 4 années dans les pays de l'Est ».

Le journaliste explique que « l'excès de mortalité des 15 à 59 ans explique en grande partie cette différence entre l'est et l'ouest : chez les hommes, 50 % de l'excès est attribué aux maladies cardio-vasculaires. […] Chez les femmes d'Europe de l'Est, 80 % de la différence de leur espérance de vie d'avec les femmes d'Europe de l'Ouest est explicable par un excès de mortalité dû aux maladies cardiaques ».



[Retour à la page précédente]