UNION REGIONALE DES MEDECINS LIBERAUX DE LA REUNION
« Alerte à la leishmaniose »
29/02/2008

Le Nouvel Observateur se penche sur la leishmaniose, qui est, « selon l'OMS, «l'une des maladies parasitaires les plus complexes du monde» ». « L'une des plus redoutables aussi, puisqu'elle concerne 88 pays sur tous les continents, sauf l'Océanie. Et que sa forme la plus grave - la leishmaniose viscérale - atteint chaque année 500 000 personnes », note le magazine.

L’hebdomadaire rappelle que « le coupable est la leishmanie, un parasite microscopique qui se décline en une vingtaine d'espèces. Transmise par de petits moustiques, les phlébotomes, elle affecte d'abord le chien ».

« En France, jusqu'en 1987, on ne la signalait qu'en bordure de la Provence et des Cévennes. Hélas ! il y a du nouveau, et désormais la propagation de la leishmaniose galope. […] La faute au réchauffement climatique et à la population canine qui lui sert de vivier », indique Le Nouvel Observateur.
Le magazine note ainsi que la maladie « a commencé à toucher les humains, frappant en premier ceux au système immunitaire fragilisé, comme les porteurs du sida. […] Elle est favorisée par l'urbanisation pavillonnaire, et ses zones végétales soigneusement arrosées. Sans compter les diverses friches industrielles abandonnées ou les accumulations anarchiques de vieux pneus retenant des eaux croupies, véritables nids à moustiques ».

L’hebdomadaire cite notamment Jean-Pierre Dedet, professeur de parasitologie à la faculté de médecine de Montpellier, qui remarque : « Dans notre environnement soumis à un changement global, la leishmaniose est l'une des plus inquiétantes maladies réémergentes ».

Le Nouvel Observateur indique que « face à cette situation, l'Afssa sonne l'alerte à coups de communiqués. L'OMS met en garde contre l'emploi de produits chimiques trop puissants, qui conduiraient à l'apparition de variétés résistantes définitivement invincibles. L'Institut de Recherche pour le Développement et l'Institut Pasteur travaillent sur des projets de vaccin ».

« Quant aux vétérinaires, ils tentent de convaincre les propriétaires de chien d'adopter la seule solution préventive et efficace aujourd'hui disponible : le port par l'animal d'un collier bourré de deltaméthrine - un insecticide dissuasif », relève le magazine.

Pour en savoir plus :
http://medecinetropicale.free.fr
http://www.pasteur.fr

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