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Tant qu'on a la santé...
Source : lettre @RT Flash 464 du 15 au 21 février 2008
Cancer : l’effet protecteur de l’activité physique confirmé
Les évidences du rôle de l’activité physique pour prévenir le cancer, voire participer à son traitement, sont très abondantes dans la littérature scientifique mondiale. À la lumière de ces multiples études, les cancers du sein, du côlon, de l’utérus et de la prostate sont ceux qui semblent récolter la plus grande protection de l’activité physique.
Dans la littérature scientifique, le lien entre l’activité physique et le risque d’apparition d’un cancer est apparu le plus fort dans le cancer du côlon, où la diminution du risque atteignait de 40 à 50 % chez les personnes les plus actives. Le transit de toutes les matières alimentaires dans le côlon est plus court chez les personnes plus actives. Chez les personnes sédentaires, la muqueuse du côlon est par contre plus longtemps en contact avec les acides biliaires qui sont sécrétés durant la digestion et qui peuvent induire l’apparition de tumeurs.
L’épidémiologiste Christine Friedenreich, de l’Alberta Cancer Board, qui est aussi professeure à l’Université de Calgary, mène des études sur les liens possibles entre l’activité physique et les cancers du sein, de la prostate et de l’utérus depuis 14 ans. À la suite de vastes études dans lesquelles elle a comparé des individus qui souffraient d’un cancer à d’autres qui n’en étaient pas encore atteints, elle a découvert que les femmes qui avaient été actives durant toute leur vie voyaient leur risque de cancer du sein diminuer de 42 %.
Chez celles qui avaient été sédentaires avant la ménopause mais qui étaient devenues actives après, la réduction du risque atteignait 40 %. « Cela est très intéressant du point de vue de la santé publique, car cela veut dire que, même si vous étiez inactives avant la ménopause, vous pouvez encore bénéficier d’une réduction du risque de cancer du sein si vous êtes plus actives après la ménopause, fait remarquer la chercheuse.
Or, on pensait a priori que les femmes qui avaient été actives avant la ménopause étaient mieux protégées, car on croyait qu’une activité physique intense pouvait influencer la développement des seins, sachant que les filles qui font beaucoup de gymnastique, d’athlétisme ou de ballet présentent souvent un retard au niveau de leurs règles et traversent fréquemment des périodes d’anovulation. En clair, elles subissent moins de stimulation de la part des hormones sexuelles féminines que sont les oestrogènes et on croyait que cela pouvait les protéger pour la vie. Mais le bénéfice tiré par ces premières années d’activité physique ne s’est pas avéré aussi important que prévu. »
LDV
Espoir contre l’alzheimer
L’expérience, relatée dans la publication scientifique Annals of Neurology, a fait le tour du monde. En 2003, une équipe de chercheurs torontois a tenté une opération inédite : implanter un stimulateur électrique dans le cerveau d’un patient dans l’espoir de contrôler son appétit. À leur grande surprise, l’intervention a plutôt eu pour effet de raviver un souvenir enfoui depuis 30 ans, avec une acuité telle que le patient avait l’impression de revivre la scène en direct. Celui-ci s’est ensuite prêté à plusieurs semaines de tests, qui ont permis de constater à quel point sa mémoire s’améliorait sous l’effet de la stimulation électrique.
Il s’agit d’une découverte majeure à plusieurs égards. D’abord, c’est la première fois qu’on démontre la possibilité d’améliorer la mémoire en insérant des électrodes dans le cerveau. De plus, la zone stimulée, l’hypothalamus, n’était généralement pas considérée comme un siège de la mémoire. Et dire que certains considèrent encore l’obésité comme un problème relevant de la volonté et non de la médecine ! Si les chercheurs de l’Université de Toronto n’avaient pas pris au sérieux la détresse du patient, qui avait tout essayé pour perdre cet excès de poids dommageable pour sa santé, ils n’auraient jamais entrepris cette opération si riche d’enseignements.
Le Docteur Andres Lozano, qui a reçu sa formation en neurochirurgie à l’Université McGill, poursuit ses recherches sur des patients atteints de l’alzheimer. Il leur implante des stimulateurs afin d’enrayer les ravages de la maladie. Si le procédé s’avère sans danger, la recherche sera élargie à un plus grand nombre de sujets. Il ne s’agit pas de donner de faux espoirs aux personnes atteintes de l’alzheimer ou à leurs proches. Dans le meilleur des cas, il faudra six ou sept ans avant qu’un dispositif puisse être commercialisé, et il devra être implanté à un stade précoce de la maladie. Mais pour une société inquiète du vieillissement de sa population, c’est une avenue prometteuse.
Il faut savoir que ce type d’appareil, qu’on pourrait comparer à un stimulateur cardiaque (pacemaker), ne relève pas de la science-fiction. Plus de 40 000 personnes dans le monde en ont déjà un relié à leur cerveau. C’est en effet un traitement très efficace pour contrôler le parkinson. Il est aussi très encourageant de voir que la recherche sur l’alzheimer ne se mène pas uniquement sur le front pharmaceutique, mais également sur celui de l’appareillage médical. L’ampleur du mal est telle qu’il ne faut négliger aucun moyen pour le contrer. Le patient obèse n’a malheureusement pas réussi à maigrir. Mais en acceptant qu’on explore sa boîte crânienne, il a contribué à une découverte beaucoup plus spectaculaire que n’importe quelle perte de poids.
CP
Diagnostic du cancer ovarien : percée majeure
Une percée « majeure » visant à faciliter le diagnostic du cancer ovarien, et ce faisant son traitement, vient d’être faite par une équipe de chercheurs de l’Université de Sherbrooke (UdeS).
Cette découverte, publiée dans la revue scientifique Cancer Research au sujet des travaux de l’équipe du professeur Sherif Abou Elela, est la première émanant de la Plate-forme de RNomique Génome Québec et UdeS, inaugurée en novembre 2006. Le groupe de ce professeur du département de microbiologie et infectiologie est associé à la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS).
« C’est vraiment majeur comme découverte. C’est le premier exemple de résultat des travaux que notre équipe mène à notre laboratoire de génomique fonctionnelle sur l’ARN plutôt que l’ADN. Et ces nouveaux marqueurs moléculaires qu’on a découverts vont pouvoir être appliqués pas juste face au cancer de l’ovaire mais pour d’autres cancers », a résumé à La Tribune le professeur Abou Elela.
Au bout du compte, c’est d’arriver à établir le plus rapidement possible le diagnostic et d’y consacrer le traitement approprié. « Le problème actuellement avec le cancer de l’ovaire, c’est qu’il n’existe pas de dépistage fiable. Quand c’est découvert, c’est souvent trop tard », rappelle le chercheur, entouré d’une équipe d’une trentaine de personnes.
De fait, le cancer de l’ovaire, qui touchera une femme sur 70 au cours de va vie, est le plus mortel de toutes les formes de cancer gynécologique, y compris le cancer du col de l’utérus ou de l’endomètre. Près des deux tiers (environ 70 pour cent) des cas de cancer de l’ovaire sont diagnostiqués à un stade avancé car les symptômes sont très généraux et non spécifiques. Il en résulte que les chances de survie sur un horizon de cinq ans sont d’à peine 20 pour cent.
CP
Un médicament prometteur pour la forme de leucémie la plus grave
Un médicament administré pour le cancer du rein se révèle prometteur pour le traitement de la forme la plus courante et la plus grave de la leucémie chez l’adulte, selon une étude rendue publique aux Etats-Unis. La molécule Sorafénib, commercialisée sous le nom de Nexavar, s’attaque à une mutation génétique présente chez environ un tiers des patients atteints de Leucémie myéloïde aiguë (AML). "Les malades de l’AML présentant cette mutation ont un pronostic vital particulièrement réduit, aussi ce médicament très ciblé apparaît comme un progrès significatif dans la thérapie de la leucémie", a déclaré le principal auteur de cette étude, Michael Andreeff, du centre de recherche sur le cancer de l’Université du Texas (sud) à Houston.
Lors de la première étape d’un essai clinique, le Sorafénib a réduit le pourcentage médian de cellules leucémiques circulant dans le sang de 81 à 7,5 % et dans la moelle osseuse de 75,5 à 34 % chez des malades atteints de leucémie myéloïde et présentant cette mutation génétique. Deux des 16 patients étudiés ont vu leur taux de cellules leucémiques tomber à zéro. Aucun effet secondaire grave de ce traitement n’a été constaté lors de cet essai clinique et aucune dose maximale tolérée n’a été atteinte, a dit M. Andreeff. Le médicament a en revanche peu d’effet sur les cellules ne présentant pas de mutation génétique ni sur la formation des cellules sanguines normales.
L’équipe de M. Andreeff a aussitôt débuté une deuxième phase de l’essai clinique combinant le Sorafénib et le traitement classique par chimiothérapie de la leucémie myéloïde aiguë. Avec l’avancée des recherches, le Sorafénib pourrait jouer un rôle majeur dans la thérapie, a ajouté le chercheur. Environ 14.000 nouveaux cas de cette forme de leucémie sont diagnostiqués chaque année aux Etats-Unis et ce cancer tue quelque 9.000 personnes annuellement.
JNCI
Une nouvelle technique d’analyse de l’ADN plus précise
Un laboratoire bordelais d’hématologie légale a mis au point un nouvelle méthode d’analyse des traces ADN, qui permet désormais d’effectuer des recherches d’empreintes génétiques à l’échelle cellulaire, a expliqué à l’AFP son directeur, le Professeur Christian Doutremepuich. Spécialisé dans les empreintes génétiques et "l’identification de traces ou de personnes", le laboratoire a adapté une méthode utilisée en cancérologie, qui ouvre la possibilité "de changer d’échelle", puisque désormais, on pourra établir un profil génétique à partir d’une à 20 cellules, au lieu de plusieurs dizaines auparavant, a précisé le Professeur Doutremepuich.
A condition que les cellules ne soient pas trop dégradées, "cela permet de travailler sur des quantités très faibles (de cellules), même si cela ne permet pas encore d’obtenir des résultats dans toutes les situations", a-t-il ajouté.
"Il y aura des conséquences sur les techniques de prélèvements", qui devront être "très rigoureuses", afin de ne pas altérer la qualité des échantillons, a poursuivi le professeur. Selon lui, dans les années à venir, il est toutefois probable que les scientifiques pourront parvenir à "faire parler" des cellules dites "dégradées" ou "réfractaires".
Présentées à 140 professionnels (magistrats, techniciens de scènes de crimes, etc), cette méthode a rencontré "un énorme intérêt de la part des enquêteurs", selon son instigateur, directeur du laboratoire qui a notamment travaillé sur l’identification des 152 victimes françaises du crash d’un avion en août 2005 au Venezuela. Le procédé, qui fait intervenir une microdissection de la cellule associée à un rayon laser, a subi un protocole de validation de trois ans avant sa présentation officielle.
Yahoo
Lancement d’un nouveau médicament anti-sida
Un nouveau médicament anti-sida vient d’être lancé en France par les laboratoires MSD-Chibret, a-t-on appris mercredi 23 janvier. Ce médicament, le raltégravir dont le nom commercial est Isentress, est indiqué en association avec d’autres molécules anti-rétrovirales (ARV), a précisé le laboratoire qui a reçu l’approbation européenne, pour ce produit, en décembre dernier .
Il s’agit du premier inhibiteur d’intégrase, autorisé pour les adultes chez lesquels le virus continue à se multiplier malgré le traitement en cours. En bloquant cette enzyme, l’intégrase, le raltégravir bloque la capacité du virus à se multiplier mais ne guérit cependant pas de l’infection par le virus VIH.
Isentress, commercialisé depuis janvier en France, a également été lancé en Allemagne et en Grande-Bretagne, alors qu’il est déjà disponible au Canada et aux Etats-Unis, selon MSD-Chibret, filiale de l’Américain Merck. A prendre en association avec d’autres ARV actifs, ce médicament représente un recours pour les patients en échec thérapeutique ou en phase d’échappement (lorsque la multiplication du virus reprend). Le prix européen (27 euros par jour) est comparable à celui des derniers ARV mis sur le marché, d’après MSD-Chibret.
1.317 patients en ont déjà bénéficié en France grace aux "autorisations temporaires d’utilisation" accordées par les autorités sanitaires depuis novembre 2006. La firme affirme que 63 % des patients recevant l’Isentress avec d’autres ARV ont obtenu une réduction de la charge virale (quantité de virus dans le sang) en-dessous du seuil détectable, contre 34 % parmi ceux n’ayant pas reçu cette nouvelle molécule mais seulement d’autres ARV. L’anti-intégrase permet aussi une restauration des défenses immunitaires. Selon le professeur Christine Katlama, spécialiste du sida à Paris, ce médicament est "extrêmement puissant", mais bien toléré, même s’il y a toujours un peu de troubles digestifs.
NO
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