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CHIKUNGUNYA
Mobilisez,remobilisez la population
un enjeu majeur pour la Réunion
Pour la semaine du 30 octobre au e 05 novembre, il n'a pas été identifié de nouveaux cas de chikungunya. C'est évidemment une bonne nouvelle.
Toutefois, il serait prématuré de considérer, à ce stade, que la transmission virale est interrompue à la Réunion.
Il convient de maintenir la vigilance et la réactivité du dispositif de surveillance dans les semaines prochaines. L'arrivée de l'été austral au cours duquel les conditions redeviennent favorable au vecteur, rend d'autant plus impérative cette vigilance, afin d'être en mesure de détecter rapidement une éventuelle reprise épidémique.
Malgré l'importance de l'épidémie enregistrée cette année, la population encore susceptible d'être infectée reste suffisante pour qu'un tel phénomène se reproduise. Il est donc indispensable d'insister sur la nécessité de maintenir les actions de prévention contre les piqûres de moustiques et de ne pas relâcher les efforts individuels et communautaires de lutte contre les moustiques.
Fait alarmant : 30 % des Réunionnais ignorent ou refusent de croire que le chik est transmis par le moustique.
Ils pensent simplement que le virus " est dans l'air ". Aucune raison pour eux de se protéger efficacement ou d'entretenir leur cour.
Les croyances sont nombreuses :Enfin, la protection individuelle se doit d'abandonner les pratiques anciennes, les gadgets coûteux (bracelets et autres Gri-Gri) pour se tourner vers des recommandations qui sans être efficace à 100%, apportent la meilleure solution possible.
- le moustique ne pique pas à l'intérieur des maisons
- c'est une arme " virale "
- le chik se transmet par l'air
- c'est le bateau Lankaster en baie de Saint-Paul qui est responsable
- c'est une malédiction
- ce sont les américains…
Seuls les extra-terrestres ont été épargnés...
Revoir à ce sujet : Répulsifs corporels Réponses aux questions les plus fréquentes (actualisé en juin 2006) [Lire]
Autant d'idées fausses qui doivent être clairement combattues par les professionnels de santé et les autorités locales.
La lutte continue dans l'air et dans l'eauRetour à la page précédente