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Source : http://www.menopauseafem.com/public/index.html Le traitement hormonal substitutif (THS) de la ménopause suscite bien des interrogations, des légendes, des rumeurs et des incompréhensions. Nous allons ici, avec l'ASSOCIATION FRANCAISE POUR L'ETUDE DE LA MENOPAUSE, essayer de répondre aux deux chapitres les plus importants : Bénéfices du THS L'amélioration ou la préservation de votre qualité de vie représente un bénéfice important du traitement et vous pourrez rapidement l'apprécier. Ainsi, les bouffées de chaleur et les sueurs, volontiers nocturnes et source d'insomnie, concernent environ 3 femmes sur 4 : dans la moitié des cas, elles durent au moins 5 ans et sont encore présentes 10 ans plus tard une fois sur 4. Le traitement hormonal substitutif permet de les supprimer rapidement, le plus souvent dès le premier mois. Parallèlement, il améliore le sommeil. D'autre part, le traitement évite ou permet de supprimer la sécheresse vaginale, préservant ainsi votre sexualité. En améliorant votre confort, le traitement peut aussi jouer sur la fatigue et la déprime. Des études rigoureuses ont montré que le traitement hormonal contribue à la lutte contre le vieillissement de la peau, notamment en améliorant la teneur en collagène et la circulation sanguine cutanée. Les estrogènes empêchent l'installation d'une sécheresse et d'une atrophie vaginales, préservant ainsi la sexualité. Ils limitent infections, irritations et démangeaisons du vagin. En préservant la trophicité de la sphère urogénitale, le THS limite certains troubles de la continence urinaire et la survenue de cystites. A partir de 25 ans, la masse osseuse diminue légèrement avec l'âge. Sans traitement hormonal, cette perte s'accélère à la ménopause, favorisant l'apparition d'ostéoporose, responsable de fractures du poignet, de tassements des vertèbres avec une diminution de la taille et des déformations, et des fractures du col du fémur. Plus d'une femme ménopausée sur trois fera une ostéoporose. Les principaux facteurs de risque d'ostéoporose sont la vitesse de perte osseuse, certaines femmes perdent leur masse osseuse plus rapidement que d'autres, l'hérédité qui conditionne l'importance du capital osseux constitué à l'âge adulte, le tabagisme, la prise de cortisone ou d'hormones thyroïdiennes. Les estrogènes constituent la meilleure prévention de la perte osseuse de la ménopause. Ils sont actifs quel que soit le début du traitement. Autrement dit, il n'est jamais trop tard pour débuter un THS. La dose d'estrogènes doit être adaptée à chaque femme. Si vous ne supportez que de faibles doses, votre médecin pourra y associer du calcium et de la vitamine D. Dans ces cas et ausdsi, lorsque la prise d'estrogène n'est pas possible, une ostéodensitométrie peut être utile. Cet examen ,anodin et indolore, permet de déterminer votre capital osseux en quelques instants et d'en suivre l'évolution sous traitement. Il ne faut pas oublier les bienfaits de l'exercice physique, les méfaits du tabagisme, et la nécessité d'apporter une ration alimentaire de calcium suffisante. En France, les maladies cardiovasculaires sont responsables de la majorité des décès des femmes de plus de 70 ans. La lutte contre la surcharge pondérale, l'exercice physique, la suppression du tabac constituent des mesures préventives dont l'efficacité est reconnue. Il en est de même que la diminution du cholestérol sanguin. Le THS améliore le bilan lipidique en diminuant le cholestérol total et en augmentant sa fraction HDL, appelée le "bon cholestérol". Le THS agit aussi directement sur les vaisseaux artériels eu augmentant leur débit et en s'opposant au dépôt des graisses sur leurs parois, c'est-à-dire à l'athérosclérose. Un certain nombre d'études épidémiologiques concordantes permettent d'espérer une diminution du risque cardiovasculaire avec le THS mais la réponse ne sera vraiment apportée qu'à partir de 2005 lorsque seront connus les résultats d'importantes études américaines, comparant, en double insu, les traitements hormonaux et un placebo. Cependant, ces études sont menées avec des produits surtout employés aux USA et différents de ceux habituellement préconisés en France et en Europe. Par ailleurs, le THS ne modifie pas la tension artérielle mais celle-ci peut augmenter avec l'âge et doit être régulièrement surveillée. Le THS n'augmente pas le risque d'accident vasculaire cérébral mais on ne sait pas si il permet de diminuer leur fréquence. D'après des études récentes, le THS permettrait une protection contre le développement de la maladie d'Alzheimer: le risque serait diminué de 30 à 50% chez les femmes traitées par rapport à celles n'ayant pas été traitées. Mais ces études sont encore limitées et demande à être confirmées par des enquêtes de plus grande ampleur afin que cet espoir puisse devenir une certitude. De même, les femmes qui ont des problèmes de mémoire au moment de la ménopause pourrait l'améliorer avec un traitement. LES CANCERS Le cancer du sein Le cancer du sein constitue le cancer féminin le plus fréquent et va concerner près d'une Française sur 10. La majorité des études n'a pas montré d'augmentation du risque jusqu'à 5 années de traitement hormonal substitutif. Au delà, une légère augmentation du risque a été observée dans certaines études. Chez les femmes non traitées, on trouve 45 cancers du sein pour 1 000 femmes entre 50 et 70 ans. Lorsqu'elles ont suivi un THS pendant 5 ans, on trouvera 2 cancers supplémentaires (soit une femme sur 500 en plus) et si le traitement a duré 10 ans, on trouvera 6 cancers supplémentaires (une femme sur 166 en plus). L'augmentation du risque ne concerne que les femmes en cours de traitement. A l'arrêt du THS, le risque redevient égal à celui des femmes n'ayant jamais pris d'hormones. Cette augmentation du risque de découvrir un cancer du sein en cours de traitement et sa disparition à l'arrêt du traitement pourraient s'expliquer par un effet-dépistage : les femmes traitées sont mieux suivies et passent plus souvent des mammographies que les femmes non traitées. Il pourrait aussi se produire un effet promoteur des estrogènes, stimulant la croissance de lésions préexistantes, aboutissant à leur dépistage plus précoce. Il faut souligner que les cancers du sein découverts sous traitements substitutifs sont de meilleur pronostic et de mortalité inférieure aux cancers du sein découverts chez des femmes non traitées. Le cancer du colon Le traitement hormonal substitutif diminue de 50 % environ la fréquence de ce cancer, 2ème cancer féminin chez les non fumeuses. Le cancer du col de l'utérus Le traitement hormonal substitutif n'a pas d'effet sur le cancer du col de l'utérus qui n'est pas hormonaux dépendant Le cancer du corps de l'utérus Lesestrogènes pris isolément pourraient augmenter la fréquence du cancer du corps de l'utérus, mais l'adjonction d'un progestatif annule ce risque. Il faut souligner que la prescription et la surveillance d'un traitement hormonal substitutif constituent une excellente occasion d'effectuer un dépistage efficace et régulier des cancers. Les femmes traitées sont mieux surveillées que les autres. LE RISQUE VEINEUX Le risque thrombo-embolique est indéniablement augmenté sous THS. Un ATCD de thombose demeure actuellement une contre-indication absolue. En cas d'ATCD familial un bilan de l'hemostase (comme pour la pilule) doit être pratiqué. A noter enfin que le tabagisme, l'obésité, la sédentarite sont des un co-facteurs aggravants. Pour en savoir plus ====> www.menopauseafem.com ====> www.esculape.com ====>Les traitements alternatifs (phyto-oestrogènes, serm, tibolone, DHEA) Dr H. Raybaud |
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