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Les recommandations du présent document ne constituent pas une démarche de diagnostic ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes.L'avis d'un médecin qualifié reste la seule démarche logique. |
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En fait, ce fameux "syndrome de la classe éco" pourrait n’être que l’arbre qui cache la forêt : le risque de souffrir d'une thrombose étant lié à une position assise prolongée, il peut aussi exister "dans un bus ou dans une voiture". Les britanniques ont d’ailleurs renommé ce phénomène "Jet leg". Une enquête sur 135 millions de passagers ayant atterri à Roissy entre novembre 1993 et décembre 2000 a recencé 56 embolies pulmonaires. Ce risque est donc trés faible (0,01 par million de passagers) mais majoré au delà de 5000 km (4,8 cas par million de passagers) (Source NEJM 2001, 345, 779-783) D'après certains médecins anglo-saxons, le problème ne viendrait pas de l'étroitesse des sièges de la classe économique car des personnes voyageant en classe affaires ou en première ont aussi subi les mêmes problèmes, mais de l'immobilisme des passagers qui ne prennent la précaution de faire quelques pas dans l'avion. De nombreux cas ont été rapportés, depuis 1998, dans la littérature médicale. Tous les types de transport, pour des durées de voyage courtes de quelques heures, peuvent être incriminés. La physiopathologie de la thrombose veineuse chez le voyageur est un modèle expérimental de stase. Ce qui explique probablement que de telles thromboses puissent survenir en dehors de tout autre facteur pathologique associé. Du fait de l’absence très fréquente de symptômes initiaux, il est possible que ces thromboses soient largement sous-estimées. Nous ne disposons donc pas de statistiques précises ". Des passagers peuvent débarquer puis subir une embolie dans les 48 heures sans que les services aéroportuaires en soient avertis. Seule une estimation est actuellement disponible : chaque année quatre à cinq personnes faisant appel au service médical d’aéroport de Paris souffrent d’une embolie qui ne se révèle pas forcément mortelle. Lors des voyages en avion vers la métropole, l'Asie - en particulier lors des vols de nuit sans escale - nous sommes donc directement impliqués. Ce problème devrait prochainement faire réagir les compagnies aériennes car au vu de la recrudescence des incidents cardio-vasculaire dans les avions, les procès risquent de se multiplier. En Pratique Il a été proposé d'utiliser des injections de médicaments "anti-thrombose" comme dans les suites de certaines opérations chirurgicale. Cette attitude n'a pas encore été validée et les preuves de son rapport bénéfice/risque n'existent pas encore. Dans tous les cas il devrait être réservé à des voyageurs à risque et seul votre médecin pourra prendre la décision. Par contre, le port de bas de contention veineuse est certainement un excellent moyen de prévention et de confort
CONTROVERSE Syndrome de la classe économique. Mythe ou réalité ? Le syndrome de la classe économique a été crée il y quelques années pour définir le risque de thrombose veineuse lors des voyages prolongés en position assise plus ou moins inconfortable des classes touristques. Une enquête publiée dans le Lancet (2000, 356, 9240) ne retrouve pas cette association. L'étude portant sur 186 patients atteints de thrombose veineuse et 602 témoins indemnes n'a pas retrouvé d'association en entre la survenue d'une thrombose et un voyage de plus de 3 heures dans les 4 semaines précédentes. Voir également Les voyages en avion (www.esculape.com) ![]() Dr H. Raybaud - 22 février 2001 |
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