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UN EXEMPLE A SUIVRE A LA REUNION
Sensibiliser les parents à l'obésité infantile
Source AP
Grâce à l'envoi aux parents d'enfants obèses de relevés sur leur poids et leur forme physique, des établissements scolaires américains ont amené les familles à s'impliquer davantage dans la prise en charge de ce problème.
Bien que ce programme testé dans les écoles de la région de Boston n'ait pas permis de modifier radicalement chez les parents les comportements à risques, les chercheurs estiment que l'envoi de ces fiches peut les aider à lutter contre l'épidémie d'obésité infantile qui sévit aux Etats-Unis, selon le compte-rendu publié dans l'édition d'août de la revue américaine Archives de médecine pédiatrique, premier journal consacré exclusivement à la recherche sur l'obésité.
"Les parents qui ont reçu ces relevés étaient deux fois plus conscients de l'obésité de leur enfant que les autres", affirme Robert McGowan, qui dirige le programme d'éducation physique des écoles publiques de Boston. Ils étaient aussi deux fois plus susceptibles de proposer des activités physiques pour leurs enfants obèses.
Cette étude est rendue publique une semaine après la publication par l'Académie américaine de pédiatrie d'une recommandation invitant les médecins à mesurer une fois par an l'indice de masse corporelle (IMC) de tous les enfants qu'ils reçoivent, quel que soit leur poids.
Selon des chiffres récents obtenus à partir de la mesure de l'IMC, environ 15% des jeunes âgés de 6 à 19 ans présentent un surpoids ou une obésité. L'IMC s'obtient en divisant le poids d'un individu par le carré de sa taille. Chez l'adulte, un IMC de 25 est un signe de surpoids et un IMC de 30 est un signe d'obésité. Chez les plus jeunes, en revanche, l'index dépend du sexe et de l'âge.
"C'est la première fois que nous menons une telle opération, parce qu'il est clair pour tout le monde que l'obésité représente une importante épidémie nationale", a déclaré le Dr Frederick Rivara, pédiatre à Seattle et éditorialiste. "Nous devons vraiment réfléchir aux interventions à mettre en place durant l'enfance et l'adolescence, non seulement pour prévenir l'obésité infantile, mais pour prévenir aussi celle de l'adulte".
L'étude inclut 1.396 élèves fréquentant quatre écoles élémentaires de Cambridge en 2001-2002. A la fin de l'année, 481 parents, dont ceux d'enfants de poids normal, avaient reçu les fiches d'information.
A la suite de quoi, 42% des parents d'enfants en surpoids avaient entrepris un programme d'activité physique pour leurs enfants, 25% avaient fait appel à une aide médicale, et 19% à des mesures diététiques. En revanche, parmi les parents d'enfants trop gros qui ne les avaient pas reçues, seuls 13% ou moins ont déclaré avoir pris ces mêmes mesures.
Parallèlement, l'école a envoyé des fiches de conseils pour la vie quotidienne, préconisant notamment de réduire la consommation de télévision, d'augmenter l'activité physique, et d'adopter une alimentation plus riche en fruits et légumes. Devant la réaction favorable des parents, le programme a été étendu à la totalité des 12 écoles primaires de Cambridge.
Pour le Dr Robert Whitaker, éditorialiste à la revue Archives de médecine pédiatrique, les médecins devraient joindre une prescription comportementale à leur consultation. Il s'agirait notamment d'encourager l'allaitement, qui semble lié à une diminution de l'obésité, la limitation de la consommation de soda et de boissons sucrées, la réduction du nombre du temps passé devant la télévision et l'augmentation de l'activité de plein-air, suggère le médecin du Centre pour la santé et le bien-être de l'Université de Princeton.
Pour mémoire, chez l'adulte la prévalence du diabète est multiplié par 9 pour les obèses, et par 3,5 pour les personnes en surpoids. Aux Etats-Unis le nombre de diabète a plus que doublé dans les dix dernières années.
Voir également :Obésité de l'enfant : Au secours !!!! [Lire] Obésite de l'enfant : l'influence des pubs TV [Lire] L'allaitement diminue le risque d'obésité infantile [Lire]
« On est foutus, on mange trop ! »
Source : www.egora.fr
Selon la troisième enquête ObEpi réalisée par la Sofres et l´Inserm, l´obésité progresse de façon très importante en France. En effet, depuis 2000, année de la précédente enquête, la proportion de personnes obèses en France serait passée de 9,6 % à 11,3 %, ce qui représente une population de 5,39 millions de personnes.
L´enquête, qui a été réalisée auprès de 25.570 Français âgés de 15 ans et plus, révèle en outre que non seulement toutes les catégories socioprofessionnelles et toutes les régions sont concernées par ce « phénomène » - avec une insistance particulière en région parisienne et dans le Nord où le pourcentage de personnes obèses est encore plus élevé – mais également toutes les générations. Selon le Dr. Marie-Aline Charles, épidémiologiste à l´Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), « si on ne parvient pas à infléchir cette courbe ascendante de l´obésité française, on aura 20% d´obèses en 2020 ! ».
La part des personnes souffrant de surpoids a également augmenté et, selon l´étude, aujourd´hui, 50 % des hommes âgés de plus de 45 ans sont touchés, contre un quart des femmes du même âge. Enfin, l´enquête rapporte qu´entre 1997 et 2003, la population française a grossi d´1,7 kg et pris 2,6 cm de tour de taille…
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