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et IDEES RECUES LA CRISE VA PASSER TOUTE SEULE : JE N'AI PAS BESOIN DE MEDICAMENT. FAUX Cette phrase souvent entendue ne prend pas en compte plusieurs faits : ---- Lorsque la gêne apparait, la crise d'asthme peut avoir commencé depuis plusieurs heures. ---- Plus la crise dure lontemps, plus il sera diffcile de la traiter. ---- Une crise d'asthme doit être considérée comme une urgence thérapeutique. ---- Des crises d'asthme répétées, même de faible intensité, peuvent provoquer à long terme une diminution des capacités respiratoires (inflammation chronique) LES BRONCHODILATATEURS (type VENTOLINE ®) SONT DANGEREUX. J'AI PEUR DE M'Y HABITUER FAUX L'éventuelle toxicité des béta2-mimétiques n'est plus d'actualité depuis bien longtemps mais reste un fantasme dangereusement colporté. ---- Dans les conditions habituelle de prescription, leur utilisation est sans danger ---- Le danger réside dans leur non utilisation ---- Il n'y a pas accoutumance a leur utilisation Par contre, une crise qui ne passe pas malgré leur utilisation doit être considérée comme une urgence absolue LES CORTICOÏDES INHALES (type BECOTIDE ®) SONT DANGEREUX. J'AI PEUR DES CONSEQUENCES FAUX L'utilisation raisonnée des corticïdes inhalés est sans aucun doute la grande avancée dans le traitement de fond de l'asthme. Par cette voie, ils sont peu efficace dans la gestion de la crise. Toutes les études confirment que les corticoïdes inhalés ne sont pas responsables de troubles de santé comme la prise de poids ou le ralentissement de la croissance chez les enfants. Par contre, en luttant contre l'inflammation des bronches, ils sont certainement le traitement indispensable dès que la gêne respiratoire diurne ou nocturne revient plusieurs fois par semaine. QUAND FAIRE APPEL AUX SERVICES D'URGENCE : La crise est là: forte oppression, gêne respiratoire importante: Dans tous ces cas contactez le service d'urgence sans tarder; en particulier si vous avez déjà été hospitalisé pour crise grave. Soyez particulièrement vigilant si votre état de crise correspond à une aggravation d'une gêne ayant débuté depuis plusieurs jours ou semaines ou si vous êtes isolé. En cas de forte crise : ---- 80% prennent immédicatement au bronchodilatateur inhalé. ---- En seconde intention 58% prennent un corticoïde en comprimé ou en injection. ---- 44% des patients font appel à leur médecin traitant Les réponses sont multiples et variées reflétant le dégré d'information des patients. Une fois la crise passée, il est essentiel de mettre en route une stratégie de traitement de fond et de revoir les signes d'aggravation, d'alerte qui seraient passés inaperçus |
Les recommandations du présent document ne constituent pas une démarche de diagnostic ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. L'avis d'un médecin qualifié reste la seule démarche logique. |
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