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Mort cardiaque subite du sportif
Position de consensus de la Societe Francaise de Medecine du Sport
Science & Sports 2002 ; 17 : 48-50
Texte complet : http://www.sfms.asso.fr/fr/images_db/consensus%209.pdf
L’étude de la littérature (en particulier étrangère) et des statistiques qui concernent la mort subite chez le sujet jeune, sportif ou actif (le risque de mort subite chez les sujets jeunes fréquentant les lycées et universités a été estimé de 1/200 000 à 1/300 000.
Il montre qu’en aucun cas (ou exceptionnellement) cela ne relève d’une pathologie coronarienne, mais toujours d’une myocardiopathie hypertrophique, dépistable par une échocardiographie, ou une dysplasie ventriculaire droite, pouvant à un certain stade être dépistée par échocardiographie.
Ces constatations justifient la place de l'echocardiographie dans les examens imposes dans le cadre du decret n.2000-378 du 28 avril 2000.
Les autres deces peuvent relever d'un trouble du rythme, avec une probabilite extremement faible.
Parmi les causes de ces troubles du rythme, on notera :
- un syndrome de Wolff Parkinson White, qui peut se depister sur simple ECG et pourrait donc etre elimine des le bilan de repos, mais on connait de tels syndromes intermittents.
- une dysplasie non diagnostiquee lors de l'échocardiogramme, ce qui implique que le trace de repos est par ailleurs normal. et que l'athlete n'a jamais ressenti le moindre signe fonctionnel (extra-systoles, palpitations). Or le plus souvent, le diagnostic est pose dans un contexte de signes fonctionnels a l'effort, qui constituent donc un point d'appel de l'enquete cardiologique.
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Mort cardiaque subite: prédiction du risque par méthodes non invasives
Andreas W. Schoenenbergera, Paul Erneb
Texte complet : http://www.medicalforum.ch/pdf/pdf_f/2006/2006-22/2006-22-418.PDF
Résumé
- Les méthodes non invasives de prédiction de la mort cardiaque subite se basent d’une part sur l’enregistrement et la lecture du signal ECG, et de l’autre sur les méthodes bien connues de la mesure de la fraction d’éjection du ventricule gauche.
- L’enregistrement d’un ECG de longue durée permet de visualiser les arythmies. L’extrasystolie ventriculaire des classes Lown III et supérieures implique un risque accru de mort cardiaque subite.
- L’ECG à haute amplification permet de mesurer les potentiels tardifs à la fin du complexe QRS et sa valeur prédictive négative est très bonne.
- De nouvelles méthodes comme l’analyse de la variabilité de la fréquence cardiaque, de l’alternance de l’onde T et de la dispersion QT, de même que la modulation selon Wedensky, sont en voie de développement. Leur intérêt dans la stratification du risque de mort cardiaque subite n’est pas encore précisé.
- C’est la fraction d’éjection du ventricule gauche qui est la méthode non invasive la plus pratiquée pour évaluer le risque de mort cardiaque, et ceci pour trois raisons: premièrement, elle est facile à mesurer, ensuite une fraction d’éjection du ventricule gauche de <35% associée à une tachycardie ventriculaire intermittente, prédit un risque de mort cardiaque subite pouvant aller jusqu’à 30% dans les deux ans suivant un infarctus du myocarde, et enfin c’est un élément de stratification du risque dans les plus importantes études sur les ICD (MADIT I et II, MUSTT).
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