Le 30 janvier 2006
Projet de recherche et développement de lutte biologique chez le sujet réceptif, contre l’épidémie due au virus Chikungunya à la Réunion.
I – Présentation des travaux et fonctions du Dr Francis
PARC en Arbovirologie.
Le Dr PARC fut en charge de la surveillance et de la lutte biologique des arboviroses en Polynésie Française de 1976 à 1982, à l’Institut de Recherche Médicale Louis Malardé, devenu à son départ Institut Pasteur de Polynésie.
Travaux réalisés :
Mise en place de la première méthode moderne de détection et typage des virus de la Dengue par méthode ELISA. Elle s’est étendue rapidement à tous les virus au laboratoire de recherche et à l’industrie.
Publications sur le sujet :
Ann Microbiol (Paris). 1979 Oct;130B(3):363-74.
[Enzyme immunoassay for the detection and identification of dengue
viruses from infected mosquitoes (author's transl)]
Parc F, Chanteau S, Chungue E.
Med Trop (Mars). 1981 Jan-Feb;41(1):93-6.
[Dengue outbreak by virus type 4 in French Polynesia. I. General
epidemiology - clinical specific aspects (author's transl)]
Parc F, Pichon G, Tetaria C, Louis F, Laigret J.
Med Trop (Mars). 1981 Jan-Feb;41(1):97-102.
[Dengue outbreak by virus type 4 in French Polynesia. II. Preliminary
biological observations on epidemiology and physiopathology of the disease
(author's transl)]
Parc F, Tetaria C, Pichon G.
F. PARC. Interactions entre les épidémies. Pré-print (en cours de publication dans le Bulletin de la Société de Pathologie Exotique) (2).
Thèse de Cousseran à Paris. « Epidémie de dengue 4 en Polynésie Française en 1979. »
II – Induction d’un état réfractaire à la Chikungunya par la vaccination hétérologue anti-rubéoleuse :
Les arguments en faveur
d’un état réfractaire induit par la vaccination anti-rubéoleuse sont nombreux.
Les trois virus, de la
Rubéole, de la Ross river Fever et de la Chikungunya ont de nombreuses
analogies. Ils font parti tous les trois de la même famille des Togaviridae.
Ces trois virus créent
chez l’homme des maladies proches l’une de l’autre (arthropathies avec
exanthème ) et sont susceptibles de se transmettre au fœtus.
La Ross river fever et la
Chikungunya sont de plus des arboviroses du genre des Alpha virus. Les deux
affections sont transmises par les mêmes vecteurs (Aedes albopictus et certains
Culex). Ces deux arboviroses peuvent par ailleurs provoquer des arthropathies
qui peuvent devenir chroniques et durer plusieurs années ( vu dans la Ross
river fever ou Epidemic polyarthritis).
Sur le plan
épidémiologique, une épidémie annoncée de Ross river fever qui sévissait dans
tout le Pacifique sud, depuis la Nouvelle Guinée (3), et annoncée inéluctable
en Polynésie Française (présence des vecteurs et des sujets réceptifs), ne
s’est jamais implantée à Tahiti.
En lieu et place, il fut
observé une réminiscence importante de l’endémie rubéoleuse, chez les femmes
enceintes sous surveillance sero-épidémique.
Les observations
d’interaction entre les épidémies faites sur la Ross river fever, peuvent être
étendues à la Chikungunya. L’état réfractaire observé ne serait pas un
phénomène unique en arbovirologie.
Ce phénomène est
largement observé entre les quatre types viraux responsables de la Dengue. Il
est parfois évoqué pour l’atténuation des épidémies dues à la Fièvre jaune,
avec les arbovirus de la Dengue. Concernant la Dengue en Polynésie Française,
cet état réfractaire était de l’ordre de trois ans, entre les quatre types
viraux, dés que le trafic aérien s’est étendu aux îles du Pacifique.
Il n’y aurait rien
d’étonnant à ce qu’il en fut de même pour la Rubéole.
La Ross river fever s’est
endémisée depuis 1980 dans le territoire des Fidji. Des touristes neufs ont été
contaminés lors d’un séjour aux Fidji en 2003 (4). Les îles Fidji constituent
un contexte épidémiologique que l’on peut rapprocher de la Réunion (insularité
et population comparable –environ 600 000 habitants).
Par ailleurs, des
observateurs médicaux libéraux à la Réunion, feraient état du caractère moins
fréquent de l’affection Chikungunya chez les jeunes enfants vaccinés pour la
Rubéole.
Nous proposons dans ce contexte, une vaccination anti-rubéoleuse, pratiquée à toute la population, de manière indiscriminée, dans les régions de l’île de la Réunion, menacées d’extension épidémique de la Chikungunya.
Notre proposition a des bases scientifiques solides. Elle propose une arme nouvelle de lutte contre l’épidémie et l’endémisation de la Chikungunya à la Réunion. Cette arme est sans danger pour la population, qui ne peut qu’en retirer bénéfice.
Cette lutte peut se
heurter à la couverture vaccinale anti-rubéoleuse à la Réunion, ou aux
cicatrices immunologiques de l’affection naturelle.
Un second axe de
recherche, est celui de la mise en interaction du virus Ckikungunya avec
d’autres arbovirus strictement zoophiles du genre des alpha virus (famille des
Togaviridae), pouvant participer à une diminution de l’affection chikungunya
dans les aires ou l’affection est
quiescente.
III – Evaluation des poly phénols végétaux d’origine réunionnaise – médecine traditionnelle :
La symbiose
immuno-dépendante (1)(5)(6) est médiée par les facteurs de différenciation et
de symbiose.
Ces facteurs de
différenciation sont immunitaires endogènes (interleukines) ; ils sont
hormonaux endogènes (insuline, glucocorticoides…).
Ils sont aussi externes
d’origine végétale comme les interleukines-like et les hormones-like (phyto-oestrogènes…) ;
les vitamines (A, D, C…). ce sont aussi des facteurs anti-inflammatoires
végétaux (acide acétylsalicylique du saule et AINS dérivés).
L’usage dans la
population réunionnaise de médications végétales comme l’Aloe vera, sont
rapportées comme ayant un effet anti-inflammatoire sur l’arthrite de
l’affection Chikungunya. Une recherche sur l’évaluation de cette plante déjà
agrée par l’ AFSSAPS, doit être rédigée rapidement par les services compétents.
Il en est de même pour
d’autres sources de poly phénols actifs sur les réactions
inflammatoires :
Pueraria lobata ou Kudzu (nom vernaculaire en Nouvelle Calédonie)
Chrysanthellum
Morinda citrofolia ou
Noni (nom vernaculaire à Tahiti) ou Malaye (nom vernaculaire à la Réunion).
Enfin, une évaluation de
la nivaquine dans cette indication doit être effectuée.
Nous recommandons pour
ces activités de recherche l’action des services nationaux et locaux
[(Technopole de la Réunion (Pr JC Pieribattesti), Pôle d’excellence régional
(Dr Deleflie), Aplamedom (Mr Jasmin), Inserm, Centre d’investigation clinique
et épidémiologie clinique)(Dr Favier)].
Dans un délai de 45 à 60 jours, je serai à même de vous présenter physiquement cette approche.
Vous pouvez d’ores et déjà joindre le Professeur Michel Le Bras, Président de l’IFFMTSI –(Institut Fédératif Français de Médecine Tropicale et de Santé Internationale, 15-21, rue de l’Ecole de Médecine, 75270 PARIS Cedex 06 – Tel/Fax : 01 46 34 26 61 – E-mail : iffmtsi@exi.jussieu.fr).
Le Professeur Pierre Saliou, Président de la Société de Pathologie Exotique ( Institut Pasteur, 25 rue du Docteur Roux, 75724 PARIS Cedex 15 – Tél : 01 45 66 88 69 – Fax : 01 45 66 44 85 – E mail : socpatex@pasteur.fr
Remarque : L’Institut Fédératif Français de Médecine Tropicale et de Santé Internationale (IFFMTSI) est intégré à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique en septembre 2006
Ces personnalités
médicales, sont promoteurs aujourd’hui de l’appréhension nouvelle de la
pathologie humaine, qui est médiée par la symbiose du sujet réceptif avec les
agents infectieux (1)(5)(6).
Bibliographie :
(1)
Pr Yves BUISSON.
Secrétaire de la Société de Pathologie Exotique. Compte-rendu de la réunion du
19 juin 2003 au siège de la Société de pathologie exotique. « Du rejet à
la symbiose, un nouveau regard sur les maladies infectieuses. »
(2)
F. PARC. Interactions
entre les épidémies. Pré-print (en cours de publication dans le Bulletin de la
Société de Pathologie Exotique).
(3)
Harley D, Sleigh A, Ritchie S. Clin Microbiol
Rev. 2001 Oct;14(4):909-32. Ross River virus transmission, infection, and disease: a
cross-disciplinary review.
(4)
Klapsing P, MacLean JD, Glaze S, McClean KL, Drebot MA,
Lanciotti RS, Campbell GL. Emerg
Infect Dis. 2005 Apr;11(4):613-5. Ross River virus disease
re-emergence, Fiji, 2003-2004.
(5)
PARC .F, VITRAC D.,
CAMBUS JP. Du rejet à la symbiose. Essai de théorie générale de la pathologie
liée aux relations hôtes-monde infectieux. Apport de la médecine tropicale.
Pré-print.
(6)
F. PARC, D. VITRAC, P.
AUBRY. Bull
Soc Pathol Exot. 2004 ; 97(2): 143-4. Symbiose immuno-dépendante gamétocytogène. Apport à la prévention et à
la thérapeutique du paludisme dû à Plasmodium falciparum.
(*) Francis PARC
Spécialiste de Biologie Médicale et d’Anatomo-Pathologie des Hôpitaux des Armées (ER), Jardins de Bourbon, 18 rue
du verger, 97 400, Saint Denis de la Réunion, Tel/fax : 0 262 40 73 50, e-mail :
Membre de l’Institut Fédératif Français de Médecine Tropicale et de Santé Internationale – I.F.F.M.T.S.I.
(**) Didier VITRAC
Praticien Hospitalier Biologiste. Responsable de la Documentation médicale et Télématique Médicale. Groupe hospitalier sud réunion. Saint Pierre de la Réunion.
Collaborateur scientifique du Dr PARC. Membre de la Société de Pathologie Exotique.
Annexes :
Annexe 1 : Pr Yves
BUISSON. Secrétaire de la Société de Pathologie Exotique. Compte-rendu de la
réunion du 19 juin 2003 au siège de la Société de pathologie exotique.
« Du rejet à la symbiose, un nouveau regard sur les maladies
infectieuses. »
Annexe 2 : F. PARC.
Interactions entre les épidémies. Pré-print (en cours de publication dans le
Bulletin de la Société de Pathologie Exotique).
Annexe 3 : Klapsing
P, MacLean JD, Glaze S, McClean KL, Drebot MA, Lanciotti RS, Campbell GL. Emerg Infect Dis. 2005
Apr;11(4):613-5. Ross River virus disease
re-emergence, Fiji, 2003-2004.
Annexe 4 : PARC .F,
VITRAC D., CAMBUS JP. Du rejet à la symbiose. Essai de théorie générale de la
pathologie liée aux relations hôtes-monde infectieux. Apport de la médecine
tropicale. Pré-print.