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Dé Dés Informations
Cancer du col de l’Utérus
Droit de réponse dans le cadre prévu par la loi
A ce jour le JIR et le Quotidien n'ont pas accepté de publier notre réponse
La "Réunion- Débat autour du Gardasil" se tiendra
le jeudi 6 novembre à 19h45 dans les locaux de l'URML (NB)
Elle est ouverte à tous les professionnels de santé
mais aussi aux journalistes et aux représentants des laboratoires
Contact : urml@urml-reunion.net
NB : Le lieu sera confirmé à compter du 1er novembre
Le groupe DDI (DéDéSinformation) de l'Union Régionale des Médecins de la Réunion (URML) est scandalisé par l'article de presse diffusé dans le JIR du samedi 11 octobre [Revoir] et tient à apporter les rectificatifs suivants :Le CSHP précise par ailleurs
- L'Union Régionale des Médecins n'est pas un syndicat, mais une organisation représentative mise en place par la loi de 1993. Elles est composée de 30 médecins élus par les 1200 médecins libéraux de l'île. Ses missions officielles comportent notamment « l'évaluation des comportements et des pratiques » ainsi que « l'information et la formation des médecins et des usagers ».
- La Campagne DDI s'oppose à à la promotion outrancière de ce vaccin alors que beaucoup de questions à son encontre sont à ce jour sans réponse.
- les recommandations de la Haute Autorité de Santé concernant le Gardasil sont beaucoup plus prudentes que ce que veulent nous faire croire les promoteurs de ce vaccin, et sont résumées ainsi " la commission considère que le vaccin Gardasil apporte une amélioration du service médical rendu modérée (niveau 3) dans la stratégie de prévention des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus.
En tout état de cause, la commission estime qu'il serait souhaitable que l'organisation et la mise en place, sur l'ensemble du territoire, du dépistage par frottis cervico-uterin des lésions pre-cancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus (prévention secondaire) soient réalisées avant l'introduction de la vaccination pour les papillomavirus humains oncogènes"
- Rien n'autorisait dans cette recommandation de la Haute Autorisé de santé, ni même dans celle du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France cette médiatisation à outrance de la peur.
Face à ces réalités et à une organisation représentative, les propos outranciers du Dr Boulanger que vous présentez à juste titre comme étant venu "étouffer la polémique" et nos mises en garde, pourront avoir, indépendamment de ce droit de réponse, des suites juridiques à son endroit.
- Que la mise en place d'un simple dépistage organisé dans certains pays d'Europe du Nord a permis de réduire l'incidence et la mortalité du cancer du col de 80% donc bien plus que le vaccin et pour un coût bien moindre,
- Qu'il serait possible que, si les femmes vaccinées se faisaient moins dépister, l'incidence et plus encore la mortalité du cancer du col de l'utérus augmentent, le vaccin n'étant pas efficace vis-à-vis d'environ 30% des cancers,
- Qu'il ne peut être exclu que l'effet du vaccin ne soit que transitoire du fait de l'émergence d'autres génotypes d'HPV oncogènes venant remplacer les génotypes 16 et 18,
- Que la durée de la protection octroyée par le vaccin est d'au moins 5 ans, mais que la durée de la protection à long terme ne peut être encore connue,
- Que si un rappel de ce vaccin devait s'avérer nécessaire et si certaines femmes négligeaient d'y recourir, il existerait un risque de décalage de l'incidence du cancer du col vers un âge plus avancé (les femmes vaccinées risquent d'avoir plus de cancer que les non vaccinées si elles se font moins dépister et si elles ne font pas de rappel alors que le frottis seul est très peu coûteux, et efficace…),
Un débat public devant une assemblée de médecins le 9 octobre ou face à la presse a été proposé au laboratoire Sanofi Pasteur mais ce laboratoire a refusé.
Une réunion d’information débat va prochainement être organisée par l’URML sur ce thème le 6 novembre prochain. L'URML de la Réunion, depuis plusieurs mois, a fait de la qualité de l'information médicale une priorité, et cela en toute indépendance et absence de conflit d'intérêt. Cette affaire illustre une fois de plus la difficulté de débattre scientifiquement quand des intérêts économiques parasitent la communication vers le grand public et vers les médecins eux-mêmes.
Le groupe de travail DDI (DéDésInformation) de l’URML Réunion
Plus d’infos sur : D.D.I.
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