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Dé Dés Informations
Droit de réponse sur la
Vaccination contre le cancer du col
12 mars 2010
La presse locale (Jir et le Quotidien) n'a pas jugé utile ni opportune la publication de ce texte
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le groupe DDI se réjouit que l'ile de la Réunion ait été retenue comme département pilote
dans le dépistage organisé du cancer du col de l'utérus
Suite à ce qu'on a pu lire et entendre dans les medias le mercredi 3 mars, nous tenons à rappeler tout d'abord que l'Union Régionale des Médecins Libéraux de la Réunion n'est pas un syndicat, mais la seule représentation obligatoire des médecins libéraux, mise en place par la loi de 1993 dans toutes les régions de France. Les 30 médecins qui en font partie sont donc élus par l'ensemble des médecins libéraux (1200 à la Réunion).
Nous ne sommes ni pour ni contre les laboratoires, mais nous sommes là pour veiller à la transparence des informations et au respect de l'éthique médicale.
Le groupe DDI de l'URML Réunion dénonce depuis maintenant presque deux ans, la publicité scandaleuse faite pour les vaccins " contre le cancer du col de l'utérus ", en raison des zones d'ombre qui persistent quand à leur efficacité voire leur innocuité et aux conflits d'intérêt qui entachent leur promotion effrénée. Pourquoi ?
SUR LE PLAN SCIENTIFIQUE : Cliniquement les lésions précancéreuses tous virus confondus (il y en a plus d'une centaine) ne diminuent que de moins de 20% malgré la très grande efficacité des vaccins vis-à-vis des virus contre lesquels ils ont été créés. Ce résultat paradoxal (que l'on commence à expliquer par la présence de plusieurs virus simultanément dans les lésions) est décevant et n'a jamais été publié, mais est consultable par tous sur le site de la Food Drug Administration.
SUR LE PLAN ETHIQUE : Les essais n'ont pas été conduits jusqu'au stade cancer pour des raisons éthiques évidentes. En conséquence personne à l'heure actuelle ne peut dire quel est l'impact réel de la vaccination sur l'apparition des cancers chez les vaccinées dans 10 ou 15 ans; ce n'est pas comme pour le vaccin contre la rougeole ou autre, où on a pu voir l'efficacité réelle en comparant les groupes placebo et traités. On prend vraiment nos femmes et nos enfants comme des cobayes. Perturber l'équilibre écologique des HPV dont le nombre de virus dépasse la centaine et dont plusieurs dizaines sont déjà connus comme oncogènes, n'est ce pas jouer à l'apprenti sorcier ?
Qu'en sera-t-il lorsque cet équilibre sera perturbé par la vaccination à grande échelle ?
N'y aura-t-il pas émergence de types viraux plus cancérigènes ?
Qui peut prétendre le savoir ?
Autant nous soutenons la recherche contre le cancer sur le plan scientifique, autant nous pensons que cela ne donne pas le droit de faire un essai clinique sur la population à son insu…
SUR LE PLAN JURIDIQUE : Nous avons écrit à l'AFSSAPS, et nous avons alerté à plusieurs reprises la Haute Autorité de Santé qui édicte les recommandations pour les professionnels de santé. Personne parmi les décideurs ne pourra dire qu'il ignorait les propos que nous avançons depuis presque deux ans.
Un travail montre que chez 300 jeunes filles en classe de seconde, seules 44% savent que le vaccin ne dispense pas de faire des frottis (selon une " experte métropolitaine" à La Réunion le 5 mars 2010 devant une assemblée de professeurs de biologie) ; en d'autres termes, la moitié pense qu'il est inutile de faire des frottis si on est vaccinée ! On risque bel et bien à terme voir le nombre de cancers du col augmenter…
SUR LE PLAN ECONOMIQUE : Les 3 injections coûtent 450 euros (s'il n'y a pas de rappel à faire dans 5 ou 10 ans..). Ce coût considérable est une insulte à notre système de santé fragilisé, entre autres, par le vieillissement de la population…En Autriche ce vaccin n'est pas remboursé, ce qui semble bien logique. Ce pays est d'ailleurs un des seuls à ne pas avoir voulu vacciner sa population contre le H1N1…
Nous rappelons que ni l'AFFSAPS, ni la HAS (Haute Autorité de Santé), ni le Haut Conseil de Santé Publique, ni le Comité Technique des Vaccinations, ne font une promotion nette de cette vaccination dont le rapport cout/bénéfique très élevé ne peut être compatible avec les restrictions budgétaires actuelles. Par contre, ces autorités sanitaires font la promotion du frottis systématique chez les femmes, vaccinées ou pas. A lire sur ce sujet la remarquable thèse du Dr Vanessa RODDIER-HERLANT, étudiante à Lyon, soutenue en décembre dernier et qui pose la question : " Le comportement des médecins généralistes vis-à-vis du GARDASIL résulte-t-il d'un choix éclairé ? "
Nul doute que s'il y a échec clinique et désastre économique, une nouvelle commission d'enquête sera créée, et les responsables, dont ceux de la Formation Médicale Continue, ne pourront renier leurs responsabilités, en arguant " on ne pouvait pas le savoir ", comme d'autres l'ont dit dans l'affaire du sang contaminé, par exemple.
Contrairement à ce qui a été dit, dans les journaux du mercredi 3 mars, la polémique est donc loin d'être terminée sur l'intérêt et l'opportunité de cette vaccination
Pour toutes infos et références : Controverse sur la vaccination contre les virus [Lire]
Le groupe DDI de l'URML de la Réunion
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