UNION REGIONALE DES MEDECINS LIBERAUX DE LA REUNION
Conduite à tenir en cas d’intoxication suite aux interventions de lutte antivectorielle (hors intoxication massive ou intoxication volontaire)


Document établi avec la collaboration de l’INVS / Toxicovigilance - Février 2006


La situation épidémique du Chikungunya à La Réunion nécessite une intervention renforcée de lutte contre l’Aedes, vecteur de la maladie.

Les choix qui ont été effectués appliquent les recommandations de l’OMS. Ils permettent de minimiser les effets indésirables, tant pour les personnes que pour l’environnement.

Il faut cependant rappeler que l’efficacité de la lutte antivectorielle passe par trois types d’intervention, dont la mise en oeuvre doit être simultanée :
  1. la lutte mécanique contre la prolifération des gîtes artificiels, mesure essentielle pour lutter durablement contre la prolifération des moustiques ;
  2. les traitements larvicides des gîtes qui ne peuvent être supprimés ;
  3. la lutte contre le moustique adulte qui devient nécessaire en situation épidé-mique pour limiter la transmission interhumaine par les piqûres de moustiques.
Ces trois types d’action, notamment la première, impliquent l’adhésion et la participation active de tous.

Voir également : Repère Chikungunya pour votre pratique [Lire] (version 2)
Voir également: Informations sur les les produits insecticides [Lire]

Conduite à tenir en cas d’intoxication suite aux interventions de lutte antivectorielle (hors intoxication massive ou intoxication volontaire)

Les manifestations bénignes d’allure irritative, suite au contact avec une surface traitée par les pyréthrinoïdes, régressent spontanément en quelques heures.
  • En cas de manifestations cutanées, déshabiller et laver les zones concernées à l’eau froide et au savon, pendant 10 minutes. En cas de contact oculaire, irriguer l’oeil avec du sérum physiologique ou de l’eau, pendant 10 minutes et instiller quelques gouttes de collyre antiseptique.

  • En cas de manifestations respiratoires après exposition accidentelle lors de l’épandage, si les signes irritatifs sont modérés (toux, sensation d’irritation et de gène respiratoire) et en l’absence de signes à l’auscultation, il n’y a pas de traitement à engager ; les signes respiratoires régressent spontanément en quelques minutes.

    Si les signes s’aggravent et/ou en présence de signes à l’auscultation et/ou d’antécédents d’affection respiratoire (BPCO, asthme, …), il convient d’administrer des béta2-miméti-ques ; une surveillance hospitalière est à discuter selon la tolérance clinique.

  • En cas de contact cutané avec le Bti, procéder au lavage abondant à l’eau et au savon pendant 10 minutes. En cas de projection oculaire, irriguer au sérum physiologique ou à l’eau, pendant 10 minutes.
Voir également : Repère Chikungunya pour votre pratique [Lire] (version 2)
Voir également: Informations sur les les produits insecticides [Lire]


Nous remercions toutes les personnes qui ont bien voulu contribuer à la réalisation de ce numéro spécial.
Le travail a été coordonné par la DRASS de La Réunion.


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