![]() |
|
CHIKUNGUNYA et CHLOROQUINE
Témoignages 30/10/06 : Texte complet : [Lire]
LE ministre de la santé malgache, Jean-Louis Robinson, a par ailleurs déclaré que « à Madagascar, le problème du chikungunya est amoindri car nous luttons déjà contre le paludisme ». Le manque de moyens en termes de diagnostic est tel que toutes les fièvres supérieures à 38° sont traitées par de la chloroquine, posant pour postulat qu’il s’agit du paludisme.
Or, il s’est avéré que 50.000 de ces patients n’avaient pas le paludisme mais la dengue ou le chikungunya et ont été guéris en trois jours « sans effets indésirables ». L’expérience n’a pas valeur de recherche, mais des experts français devraient aller voir sur place quelle maladie avaient contracté ces personnes (dengue ou chikungunya) et voir aussi quel a été le rôle de la chloroquine dans leur guérison.
Car il est impossible, voire dangereux, d’affirmer aujourd’hui que c’est grâce au traitement à la chloroquine que ces patients ont guéri.
« Cela dit, il ne s’agit pas d’un essai thérapeutique randomisé (tests soumis à un protocole très strict) et nous ne sommes pas dans la possibilité d’affirmer que le traitement est efficace. La priorité est donnée à la recherche », explique Antoine Flahaut, chercheur à l’Inserm UNMP à Paris et responsable de la cellule nationale de coordination de la recherche contre les arboviroses.
L’avantage vient quand même du fait, que la souche serait la même que celle présente à La Réunion. Du coup, il serait possible de mener les essais complémentaires sur les patients malgaches (sous réserve d’un accord de coopération).
Rappelons que seuls 75 essais ont pu être réalisés à La Réunion alors qu’il en faudrait 250 pour pouvoir valider le médicament. « Nous voulons prendre un maximum de garanties quant à la sécurité du médicament », a répété Antoine Flahaut
Revoir Gazette des Essais Cliniques Curachik et Prévenchik à La Réunion [Lire]Retour à la page précédente