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Association de formation et de développement de la qualité, de l'évaluation,
et de la recherche en santé de l'Océan Indien
Vaccination cancer du col et H1N1
encore des conflits d'intérêts ?
Mars 2010
Med'Ocean se réjouit que l'ile de la Réunion ait été retenue comme département pilote
dans le dépistage organisé du cancer du col de l'utérus
L'association Med'Ocean, sans aucun conflit ni lien d'intérêt avec l'industrie, est scandalisée par les moyens utilisés par l'industrie pharmaceutique pour promouvoir la vaccination antiHPV (censée protéger efficacement les femmes du cancer du col de l'utérus), et soutient l'action du DDI (Dé DésInformation) qui dénonce depuis le début la publicité scandaleuse et scientifiquement erronée faite pour ces vaccins. [Voir DDI]
L'association Med'Ocean s'étonne que les experts médecins qui interviennent dans la presse ne déclarent pas - comme l'article L 4113-13 du code de la santé publique les oblige - leurs éventuels conflits d'intérêt (cf infra)
Ce sont des conflits d'intérêts qui sont suspectés d'avoir fait de la " pandémie " grippale une gabegie financière (cf infra) dont on se serait bien passé, à une époque où la La Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) essaie de réaliser des économies de pacotille, notamment en déremboursant des médicaments qui, même s'ils ne sont pas indispensables, restent néanmoins très utiles pour certains patients.
Nous tenons à rappeler que la vaccination contre deux virus impliqués dans la génèse du cancer du col de l'utérus (450 Euros par patiente en trois injections, et bien plus s'il faut faire des rappels tous les cinq ans !) a une efficacité très limitée (moins de 20% en intention de traiter) pour les lésions sévères dues à l'ensemble des virus responsables du cancer du col) et qu'on peut pas actuellement éliminer un risque de surdéveloppement des cancers provoqués par les virus contre lesquels les vaccins ne protègent pas.
On peut craindre par ailleurs une certaine désaffection pour les frottis de la part des personnes déjà vaccinées, se croyant alors protégées comme le souligne l'avis du Haut Conseil de Santé Publique du 17 octobre 2008. Il est important de rappeler que ce " Haut Conseil de la santé publique déplore que les firmes productrices de vaccins soient autorisées à faire des publicités télévisuelles ou radiodiffusées pour le grand public. ".
La commission de transparence de l'AFSSAPS estime elle qu'" en tout état de cause il serait souhaitable que l'organisation et la mise en place, sur l'ensemble du territoire, du dépistage par frottis cervico-utérin des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus (prévention secondaire) soient réalisées AVANT l'introduction de la vaccination contre les papillomavirus humains oncogènes. ".
Le cancer du col de l'utérus est en France en 2005 (rapport INVS 2008), le dixième cancer en terme de fréquence chez la femme et le quinzième en terme de mortalité (1000 décès par an, 60 à la Réunion). Ces chiffres ne font que baisser depuis des années grâce au dépistage systématique par le frottis cervical, et Med'Ocean se réjouit que l'ile de la Réunion ait été retenue comme département pilote dans ce domaine en proposant un dépistage organisé qui même seul, réduira considérablement cette pathologie.
En effet, un frottis bien réalisé tous les trois ans, permet d'agir très efficacement contre une lésion précancéreuse puisque celle-ci met en moyenne 9 à 15 ans avant de devenir un cancer. C'est d'ailleurs ce que précise, la recommandation en cours d'élaboration de la Haute Autorité en santé qui sera diffusée dans les mois à venir, et qui ne met absolument pas en avant cette vaccination dans la prévention du cancer du col de l'utérus, le frottis régulier restant l'arme essentielle de cette prévention.
Nous rappelons aux lecteurs qu'avoir un conflit d'intérêt majeur signifie en quelque sorte être juge et partie, en l'occurrence être payé par un laboratoire de façon directe ou indirecte pour faire la promotion de son produit, en étant tenté de passer sous silence tout ce qui est négatif. Ce n'est pas de l'information, c'est de la promotion d'un médicament comme on lancerait une nouvelle lessive. Dans le domaine de la santé ceci est totalement inacceptable.
Jusqu'où allons-nous nous laisser ruiner notre Sécurité Sociale et laisser notre santé et celle de nos enfants dans les mains des laboratoires pharmaceutiques ?
Nous nous réservons le droit de porter plainte à l'Ordre des Médecins, contre tous ceux ou celles, venant promouvoir une vaccination ou un médicament sans déclarer et exposer clairement leurs conflits d'intérêts et appelons les médecins et les journalistes à ce que ceux-ci soient exprimés très clairement comme l'impose la loi (article L 4113-13 du code de santé publique) lors de toutes conférences ou interventions publiques, que ce soit auprès des médecins ou auprès du grand public.
Association Méd'Ocean
Contact 0262 30 54 05 (fax)
A voir également (Rajouté par le Dr H. Raybaud)
Médecins et conflits d'intérêts
L'article L 4113-13 du code de la santé publique, institué par la loi du 4 mars 2002, précise "les membres des professions médicales qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu'ils s'expriment lors d'une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle sur de tels produits."
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