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La Wonca : Organisation Mondiale des Médecins Généralistes
Wonca est l’acronyme de “World Organization of National Colleges, Academies and Academic Associations of General Practitioners/Family Physicians” ou plus simplement « World Organization of Family Doctors » : c’est l’organisation mondiale des médecins généralistes/médecins de famille. Créée en 1972, elle réunit plus de 200 000 médecins dans 79 pays différents.
La Wonca a pour mission principale d’œuvrer à améliorer la vie des populations du monde par la promotion des valeurs de la médecine générale/médecine de famille.
La Wonca encourage et soutient le développement des académies et sociétés scientifiques de médecine générale notamment dans les pays où le système de santé est en émergence ou en restructuration.
Elle favorise les échanges de savoir-faire et d’information entre ses organisations membres et représente la médecine générale/médecine de famille, au travers de ses trois valences : recherche, enseignement et qualité des soins, auprès des organisations mondiales de santé.
La Wonca est organisée en six régions géographiques : Afrique, Amérique, Amérique du sud, Asie/Pacifique, Moyen-Orient/Asie du sud et Europe, chacune fonctionnant sous l’égide de l’organisation mondiale.
La France est représentée à la Wonca par la Société Française de Médecine Générale et le Collège National des Généralistes Enseignants, tous 2 membres directs de la Wonca. Ces deux structures participent activement et votent conjointement au « World Council » qui se réunit tous les 3 ans et siègent à l’« European Council » chaque année.
La Wonca Europe compte désormais une trentaine de membres et représente plus de 45 000 médecins généralistes à travers l’Europe. Son rôle principal est de promouvoir et de développer la discipline pour obtenir un haut niveau d’éducation, de formation, de recherche et de pratique clinique au bénéfice individuel des patients et de la communauté. www.globalfamilydoctor.com
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- Auteur : Dr Philippe de Chazournes, médecin généraliste - île de la Réunion (France) - Type du document : Communication orale - Mots-clés : recherche – médecine générale – chikungunya – Ile de La Réunion - Le message clé : Oui, la recherche en médecine générale existe ! - Conflit d’intérêt : Aucun - Sujet principal : La médecine de terrain dans la recherche sur le Chikungunya Introduction, Quoi de plus passionnant que de chercher des réponses aux questions que l'on se pose ou que l'on nous pose? Quoi de plus passionnant que d'évaluer nos critères diagnostics et nos thérapeutiques dans les nouvelles maladies dites « émergentes » ? Il existe la recherche fondamentale, scientifique, de spécialiste mais à gros budgets et le plus souvent uniquement en milieu hospitalier. Il existe aussi la recherche observationnelle basée sur des recueils de données, peut-être plus adaptée au travail quotidien du médecin de terrain. Ainsi à la Réunion, plusieurs centaines de médecins ont participé en 2006 à un recueil de données à visée diagnostique (signes cliniques) et thérapeutique (Chloroquine). Méthodes, L’ensemble des médecins libéraux de l’île ont reçu un questionnaire les invitant à remplir une grille de recueil concernant les signes cliniques qu’ils rencontraient dans le chikungunya et concernant les principales thérapeutiques qu’ils utilisaient en phase aigue de cette maladie, totalement nouvelle et méconnue à l’Ile de la Réunion. Une centaine de médecins se sont portés par ailleurs volontaires pour participer à un essai thérapeutique randomisé concernant la chloroquine sur le terrain que ce soit en curatif qu’en préventif. Résultats, 265 médecins ont ainsi retrouvé un certain nombre de signes cliniques qui réunis entre eux permettent d’avoir une bonne valeur prédictive positive pour poser le diagnostic de chikungunya, comme l’éruption avec forte fièvre et douleur articulaires. Il en est de même, en l’absence de recommandations validées, de pistes thérapeutique intéressantes permettant de soulager au mieux les patients. Ce n’est pas tant les résultats de cette étude qui sont intéressants, mais l’engouement de ces médecins à faire de la recherche lorsqu'ils se sentent concernés et lorsqu'ils pensent que celle-ci peut être utile à leur pratique. Conclusion, Quoi de plus passionnant que de chercher des solutions aux maillons manquants de la chaîne du soins pour soigner au mieux nos patients? Les dossiers médicaux des médecins ne constituent-ils pas en effet de véritables viviers de données afin de réaliser des études d’observations descriptives? Celles-ci pour être crédibles, doivent avoir la rigueur méthodologique de toute recherche, dite scientifique. Oui, la recherche en médecine générale existe, « je » la revendique haut et fort ! | ![]() Voir également le poster ![]() |
